SUR L’ART DES MINES. s 6td’une bonne culture , dans la négligence d’y élever desjeunes plantes , dans leur deftruétion prématurée, en ylaidànt entrer les chèvres, Sc en d’autres manœuvres con-traires aux loix foreftales, malgré les làges Ordonnancesqui aient été rendues à cet égard. On devroit plutôt s’ap-pliquer à faire ulàge de la houille pour les manufaéturesSc fabriques, pour les tuiles Sc autres; ce qui ménageroitCOnfidérablement les forêts.
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Les Mines font ordinairement dans les montagnes, oùil croît peu ou rien du tout de ce qui eft néceflaire a lavie. Il faut donc faire venir les vivres du dehors pourl’ufage des Mines, au meilleur compte qu’il fera poflible,à quoi l’exemption des droits de péage Sc de douane,ainli que les chemins praticables, contribuent le plus.Si les vivres étoient chers, les ouvriers ne pourroient lùb-lifter avec leurs modiques falaires ; car les grandes dé-penfes des exploitations, ne permettent pas d’en donnerde Ix forts à tant de milliers de perfonnes.
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Il faut d’ailleurs une bonne réputation pour l’augmen-tation des exploitations de Mines. La juftice Sc l’équitédoivent conféquemment y régner ; la malverfation Sc1 intérêt particulier doivent en être bannis Sc févèretnentpunis. On doit prêter la main aux Compagnies dans tousTome II, Z z