SUR L’ART DES MINES. 363de tout un diftriét de montagnes, il feroit très-avanta-geux , que ces mêmes galeries principales puffent êtreconduites aux frais du Souverain , qui en retire lui-mêmeun avantage très-confidérable. Les Compagnies doiventégalement être aidées par l’établifîèment des étangs, desbocards , des fonderies, des machines hydrauliques &autres, à la charge de payer une rente annuelle, ou enleur fàilànt une diminution liir le produit réfultant dubénéfice des Mines, jufqu’au rembourfement total decette dépenfe ; ce qui favorife confidérablement les ex-ploitations , & le Souverain ne peut qu y gagner.
§. 45.
On ne peut révoquer en doute, que ce foit une difpo-fltion très-làge, que de former des jeunes élèves pourremplacer les officiers de les employés. Par cette précau-tion , on tire également une grande utilité des Mines ;au lieu que des ignorans peuvent appauvrir une mineriche, 8 c la réd uire à des circonftances très - fâcheufes.Les Académies de Mines font donc nécefîaires ; on peuty former d’habiles fu jets. Il faut continuellement raffinerdans l’art des Mines , introduire des dépenfès moinsfortes, former des projets qui aient de la vraifemblance,^ es examiner à fond avant que de les re jetter, en choiffi lemeilleur, & ne jamais fe laiffer vaincre par le préjugé ,que tout ce qui a été fait de établi par nos Ancêtres eft
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