SUR L’ART DES MINES. 383fbuffler dans les inteftins la fumée du tabac d’une pipe ;un de nos Académiciens a été témoin du prompt Scheureux effet de cette fumée fur un Noyé : une pipecaffée peut fournir le tuyau ou chalumeau par lequelon foufflera dans le corps la fumée qu’on aura tirée de lapipe entière.
7* Aucun des moyens qui viennent d’être indiqués fne doit être négligé ; enfemble ils peuvent concourir àproduire un effet falutaire ; ils feront employés avecplus de fuccès, quand la fortune voudra qu ils le foientfous les yeux d’un Médecin qui fe fera trouvé à portée.Si la fortune donne aufîi un Chirurgien, on ne manquerapas de tenter la faignée, Sc peut-être eft-ce à la jugu-laire qu’elle doit être faite; car dans les Noyés , commedans les pendus , Sc dans ceux qui font tombés en apo-plexie , les veines du cerveau fe trouvent trop engorgéesde fàng ; fi les vaifleaux peuvent être un peu vuidés, iisen feront plus en état d’agir fur la liqueur qu’ils doiventfaire mouvoir.
8. Enfin quand les premiers remèdes qui pourrontetre tentés, ne feront pas fuivis de fuccès, ce fera pro-bablement le cas où le Chirurgien pourra avoir recoursà la bronchotomie , c’efl-à-dire , à ouvrir la trachée-artère. L’air qui pourra entrer librement dans les pou-mons par l’ouverture qui aura été faite au canal qui leleur fournit dans l’état naturel, l’air chaud même quipourra être foufîlé par cette ouverture, redonnera peut-