SUR L'A R T DES MINES. 391ce même intérêt? Il n'en eft pas de la fituation à laquelleil s’agit ici d’apporter ce remède, comme des circons-tances maladives propres à faire naître une répugnance'-allez naturelle , ou à faire craindre le moindre danger ;beaucoup d’expériences ont conflaté l’utilité de cettetransfufion du fouffle vital dans les organes qui font leprincipal mobile delà refpiration. Vis-à-vis d’un hommerécemment étouffé , la générofité de celui qui appli^-queroit ce moyen ne pourroit l’expofer à aucun rifque ,Sc répandroit certainement fur fes jours, au cas de réuf-rlite , la plus vive Sc la plus douce fatisfaction quunhomme puifïe éprouver.
Feu le célèbre M.-le Cat avoit fait plulieurs expé-riences lur ce fujet, à cela près qu’il auroit dû , ce mefemble , ne pas choilir de jeunes animaux nouveaux nés;ce qu’il penfoit de la manière de communiquer, dansces occalions, de l’air dans les poumons , mérite con-fidération. Cet Anatomifte Phyficien defiroit , pourperfeélionner cette première méthode, que l’on inventâtun fyphon qui pût être introduit par la glotte dans latrachee artère , en relevant l’épiglotte avec quelque inf-trument convenable. Il fouhaitoit encore qu’à ce fyphonon adaptât un petit foufîlet : Ion idée étoit qu'aprèsavoir réchauffé les poumons par l’infufHation immédiateou autrement, l’air extérieur Sc modérément frais, in-troduit par ce foufflet, feroit alors beaucoup plus propre