SUR L’ART DES M ï N E $, 405
fèns. Le cuilieron eft terminé par un petit bec, pourla facilité d’introduire, dans la bouche des Noyés, dei’eau-de-vie camphrée, ou autre liqueur , poux peu queles dents foient defterrées, Ce cuilieron eft plus profondque celui des cuillers ordinaires, afin qu’il contienneplus de liqueur, 8 c qu’il puifte fuppléer à un gobelet ; fonmanche eft dirigé de manière à pouvoir placer la cuillerpleine , lans qu'elle lait expofée à répandre ; 8 c 1 ex-trémité du manche eft faite pour iervir de levier, afind’écarter les dents fi elles étoient trop ferrées, en pre-nant toutefois les précautions néceftaires pour ne pasrifquer de luxer la mâchoire du Noyé qu’on voudroitlècourir.
Fig. 7. Canule à bouche- : c’eft une canule ordi-naire, diviféeen deux pièces réunies enfuite par un boyaude peau, large d’un pouce 8 c long de deux, afin d’in-tercepter , à volonté, le louffle récurrent, 8 c de garan-tir la perfonne qui fouffle des exhalaifons de l’eftomacdu Noyé lorlqu’il commence à revenir. Pour éviter ledéfagrément qui réfulte du retour de ces exhalaifons, ilfuffit de pincer, avec d;ux doigts, le boyau de peaulorfqu’on cefle de fouiller , & qu’on veut reprendrehaleine.
La tige de cette canule eft plus forte que celle descanules ordinaires, pour ne pas fe cafter entre les dénts
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