Buch 
Théroie des machines mues par la force de la vapeur de l'eau
Seite
36
JPEG-Download
 

( 36 )

Car íi on le faisoit très-grand, par exemple,tel quil approchât infiniment du poids totalque la puissance est en état denlever, le pistondescendroit, à la vérité, avec la plus grandevitesse dont un corps tombant est capable, &,dans le tems donné , iroit puiser leau auffi basquil seroit possible; mais la colonne deau quilresteroit au pouvoiu de la puissance déleveravec ce poids, ieroit infiniment petite, & leffetde la machine presque nul.

Si, au contraire, on le faisoit trop petit, parexemple, tel quil ne surpassât que dune quan-tité infiniment petite celui qui seroit nécessairepour faire équilibre aux obstacles qui soppofentà lenfoncement du piston, on ne peut discon-venir que léquilibre en seroit troublé , & quece piston senfonceroit dun mouvement uni-formément accéléré ; mais au bout dun temsfini, la vitesse quil auroit acquise seroit infini-ment petite (h); par conséquent lespace quil

Plan. I. (fr) Soit imaginé un plan incliné dont la longueur ABFig. 7. exprime le poids total du piston & de fa surcharge; &lahauteur AC la quantité relative de ce poids;cest-à-direce dont il surpasse léquilibre. Ce plan incliné ABseracelui le long duquel un corps tombera avec la mêmevitesse qua le piston dans fa descente, puisque ce corps& le piston ont la même raison entre leur pesanteur ab-solue & leur pesanteur relative.

Soit prolongée la verticale AC jusquen D, de sorte