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Car íi on le faisoit très-grand, par exemple,tel qu’il approchât infiniment du poids totalque la puissance est en état d’enlever, le pistondescendroit, à la vérité, avec la plus grandevitesse dont un corps tombant est capable, &,dans le tems donné , iroit puiser l’eau auffi basqu’il seroit possible; mais la colonne d’eau qu’ilresteroit au pouvoiu de la puissance d’éleveravec ce poids, ieroit infiniment petite, & l’effetde la machine presque nul.
Si, au contraire, on le faisoit trop petit, parexemple, tel qu’il ne surpassât que d’une quan-tité infiniment petite celui qui seroit nécessairepour faire équilibre aux obstacles qui s’oppofentà l’enfoncement du piston, on ne peut discon-venir que l’équilibre en seroit troublé , & quece piston s’enfonceroit d’un mouvement uni-formément accéléré ; mais au bout d’un temsfini, la vitesse qu’il auroit acquise seroit infini-ment petite (h); par conséquent l’espace qu’il
Plan. I. (fr) Soit imaginé un plan incliné dont la longueur ABFig. 7. exprime le poids total du piston & de fa surcharge; &lahauteur AC la quantité relative de ce poids;c’est-à-direce dont il surpasse l’équilibre. Ce plan incliné ABseracelui le long duquel un corps tombera avec la mêmevitesse qu’a le piston dans fa descente, puisque ce corps& le piston ont la même raison entre leur pesanteur ab-solue & leur pesanteur relative.
Soit prolongée la verticale AC jusqu’en D, de sorte