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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 41

se réunissant, absorbent une belle partie de farine fine, et causent uneperte assez sensible.

En traversant les vis à boulange, ramasseurs et élévateurs, la farine estencaissée, entassée, et reçoit leffet qui lui est contraire : la privation delair fait que les différents corps ne se détachent pas, sagglomèrent aucontraire, leffet de la chaleur et de la condensation répand partout unehumidité qui couvre les bois dune pâte épaisse , et absorbe la plus bellepartie de farine, il faut nettoyer souvent les appareils; la chambre à rateauna pas une action assez vive pour remédier à ce mal, et la farine ne senrefroidit pas assez vite. Tels sont les désavantages des appareils employésjusquà ce moment.

Lappareil nouveau de M. Christian remédie complètement à tous cesinconvénients, et est dune application simple et facile. Dès que la moutureséchappe des meules elle est attirée dans un récipient qui forme un tubeen métal, dans lequel on introduit, au moyen dun ventilateur, une colonnedair qui fait ascension, enlève la farine aux étages les plus élevés ; dans ceparcours la farine est séchée sans évaporation, sans condensation; elle estsecouée, battue, et toutes ses différentes natures se trouvent détachées àlavance : les sons surtout perdent par cette action ce qui peut leur resterde farine, de sorte que toute la mouture arrive ainsi préparée dans la blu-terie et sy travaille parfaitement.

Pour nettoyer et enlever les blés, on se sert du même ventilateur, et onles conduit ainsi dans les divers appareils qui les dégagent de toute ma-tière étrangère et nuisible ; dans ces différentes opérations, laction siénergique de lair se trouve complètement utilisée. En effet, le blé ne setrouve enlevé quà la condition dêtre ventilé, et chaque grain se trouvesoumis isolément à une action de nettoyage ; il est à lavance dégagé de lapoussière qui lenveloppe, et cette poussière sort des appareils par la forcede lair qui sen échappe.

Ce système dappareil, pour lequel lauteur sest fait breveter en 1847,permet de prendre de lair dun conduit général avec la plus grande facilité,et lorsque le besoin lexige. On fait ainsi passer le blé dans un courant dair,soit pendant quil séjourne dans les appareils, soit lorsquil en sort. Enfinle blé ne peut changer de place sans éprouver un effet de ventilation et parconséquent de nettoyage.

Suivant linventeur, lensemble des opérations est simple, énergique, etne laisse rien à désirer. Pour la disposition des moulins il est avantageux ;il occupe beaucoup moins de place, nécessite moins de réparations et estdune application facile dans tous les établissements existants.

Nous rendrons compte de ce système avec plus de détails lorsque nousen aurons vu les applications sur une grande échelle.