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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
long espace : ces appareils étaient chauffés par la vapeur. Citons encorel’appareil d’évaporation à air libre, à vapeur forcée et à insufflation d’airchaud, par M. Brame-Chevalier, dont le prix élevé ne compense pas lesavantages obtenus; celui de M. Pecqueur, composé d’une chaudièrechauffée par plusieurs tubes de 5 à 6 centimètres de diamètre, séparés lesuns des autres, prenant tous naissance sur un tuyau général faisant le tourde la chaudière et aboutissant à un second tuyau. La chaudière bas-cule sur les deux tuyaux d’arrivée et de sortie de vapeur, dispositionqui facilite l’écoulement du sirop lorsqu’il est arrivé à un terme conve-nable (t).
Plusieurs essais de chaudières continues ont été faits, aucun d’eux n’aencore parfaitement réussi.
L’appareil dont on fait maintenant le plus communément usage, est re-présenté en Q sur les fig. d’ensemble 1, 2 et 4, et en détail sur les fig. 6et 7, pl. 5. Il se compose d’une capacité cylindrique en cuivre rouge as-semblée par sa partie inférieure avec un fond de même métal, surmontéd’un double serpentin H'. La disposition de ce serpentin, maintenu parquatre ponts boulonnés b ', présente l’avantage de donner une températureégale dans tous les points de la chaudière, car la vapeur qui y arrive parl’un des tuyaux c' en accomplissant son trajet jusqu’au centre par une suitede révolutions circulaires, en sort de la même manière par l’autre tuyauc 2 , de sorte que la partie la plus froide de l’un est à côté de la partie laplus chaude de l’autre. Cette chaudière est recouverte par un couverclebombé J 3 formé de deux parties, l’une fixe d', sur laquelle est rivée lacheminée K', qui conduit les vapeurs au dehors de l’usine par la conduiteprincipale L 2 , et l’autre d 2 qui s’ouvre à charnière pour les besoins du ser-vice. Cette dernière partie est munie d’un regard en verre e' par lequel ônpeut se rendre compte de l’état du jus en traitement.
Le jus déféqué et filtré se rend dans les chaudières par une conduitecommune / qu’on met en communication séparément par les robinets g',et comme la vapeur de l’évaporation en se rendant dans les cheminées K's’y condense toujours sur les parois en forme de gouttelettes ruisselant àla partie inférieure, on a imaginé, pour remédier à la perturbation qu’ellespourraient jeter dans la chaudière en y retombant, d’établir à l’intérieur untuyau i' concentrique et plus petit que le tuyau K/, afin de former commeun vase pour purger ces vapeurs ; l’eau s’écoule alors par les tuyaux f.
( 1 ) M. Pecqueur a construit quelques centaines de ces chaudières. Voici l’opinion de M. Payen àleur égard : « Cette chaudière tubulaire, qui est d’un service très-facile, produit une évaporationdes plus rapides. On s’en sert pour les premières évaporations ; des chaudières semblables s’appli-quent à la cuite des sirops. Lorsque les tubes et le fond sont chargés d’incrustations calcaires, on lesnettoie facilement en versant jusqu’à 8 ou 10 centimètres au-dessus du fond, de l’acide chlorhydri-que ou sulfurique, étendu à 4 ou 8 degrés. La grille tubulaire pouvant tourner sur le même axe quela chaudière, celle-ci restant en place, on comprend qu’il est facile de mettre tout le fond à décou-vert, de le frotter avec une brosse rude, aussi bien que le dessous des tubes, afin d’enlever par cetteaction mécanique les incrustations désagrégées par l’action des acides. »