PUBLICATION INDUSTRIELLE. 123
son développement et animé d’un mouvement de rotation très-rapide.
Nous avons dessiné cette forme particulière d’outil sur les fig. 12 et 13,pl. 10. On voit que son arête tranchante mon , prend exactement le contourde la section correspondante au bout du canon du côté de la crosse. Parconséquent si, après avoir monté cet outil à l’extrémité de l’axe horizon-tal I qui tourne sur lui-mème avec une grande vitesse, on présente à sonaction un long prisme de bois A' à section rectangulaire (fig. 14), commeest celle du bois débité à cet efiet, on lui donnera nécessairement la mêmeforme (fig. 15).
Mais on sait que la section n’est pas de même dimension dans toute lalongueur du canon ; elle est plus forte vers la crosse que vers l’autre extré-mité, il faut donc s’arranger, comme pour la gorge, de façon à ménagercette différence qui produit une espèce de cône peu prononcé.
La machine disposée pour effectuer ce travail, remplit parfaitement cettecondition, en faisant deux passes au lieu d’une À l'examen des fig. 4 et 5,on peut aisément se rendre compte de l’opération.
Comme on commence le façonnage par cette première opération , onprend le bois brut, tel qu’il est découpé en épaisseur et en longueur dansle madrier destiné à cet usage et préalablement dressé sur une face aurabot ; ce prisme repose, par toute cette partie, sur un mandrin en fonteB', et y est retenu contre un buttoir b' d’une part, et à l’aide de pattes oude brides c' de l’autre. Des entailles longitudinales sont ménagées de chaquecôté pour le passage de l’outil tranchant O.
Ainsi, lorsqu’on fait tourner ce dernier, et qu’on fait marcher le man-drin contre lui, le prisme de bois est attaqué sur les trois faces à la fois, etreçoit la forme arrondie. Seulement comme le canon n’est pas de mêmegrosseur partout, mais qu’il diminue en cône, depuis la crosse jusqu’àl’autre extrémité, on obtient cette conicité en réglant la position du man-drin et du prisme de manière qu’à la première passe, il suive une directionparallèle à l’un de ses côtés, et à la seconde, une direction parallèle au côtéopposé.
La machine permet d’obtenir ce résultat, parce que le mandrin est posésur un chariot C analogue à celui de l’appareil précédent, et qui est munid’une vis de rappel v placée latéralement vers le bout, et à l’aide de laquelleon pousse à volonté la pièce à droite ou à gauche de l’outil ; comme l’autreextrémité ne bouge pas, on comprend aisément que les deux côtés ducanon peuvent successivement prendre la direction voulue.
L’appareil repose aussi sur un banc en fonte D qui est assujéti sur deuxforts pieds Q réunis par des entretoises R. Il est en outre disposé avec unmécanisme tout à fait analogue à celui de la machine à faire les gorges,pour faire marcher le chariot G par un pignon F et une crémaillère droite E,et pour imprimer un mouvement de rotation à l’outil par poulies et cour-roies sans fin. De cette façon l’opération peut s’effectuer très-rapidement;et comme la pièce se monte aisément sur le mandrin , il n’en résulte au-