PUBLICATION INDUSTRIELLE.
133
avec la haie qui est faite, comme elle, en fer forgé; pour la facilité de laconstruction, elle peut être soudée ou rapportée et fixée par des clavettese, comme il est indiqué sur les fig. 1 et 2. On comprend d’ailleurs que l’onpeut modifier à volonté ce mode d’ajustement; l’important est de remplirla condition essentielle dont il a été parlé plus haut, c’est-à-dire de per-mettre aux deux roues de l’avant-train de marcher sur des terrains iné-gaux, et par suite à leurs essieux de changer d’inclinaison, en conservantà la partie travaillante de l’appareil une position stable, sans produire lesmouvements saccadés qui résultent du passage sur les fonds et les sailliesdu sol.
Par cette disposition, on obtient un très-bon résultat; dès qu’une rouemonte sur une partie élevée, son essieu s’incline en forçant la douille mo-bile à osciller d’une certaine quantité sur elle-même, et cette douille neréagit pas sur la haie, puisqu’il lui est permis par le jeu qui existe entre lesgriffes de ne pas frapper immédiatement le manchon F. La haie n’éprouvedonc pas d’effort qui tende à la faire déverser, malgré les irrégularités dela terre, et par suite le laboureur peut conduire sa charrue avec la plusgrande facilité ; les chevaux fatiguent moins, de là plus de célérité dans letravail et plus d’économie de temps.
On conçoit sans doute que ce mécanisme peut s’appliquer indifférem-ment à tous les systèmes de charrues à avant-train ; et dont les parties quiles composent, telles que le soc H, le versoir I et le coutre J, peuvent être,suivant les localités, suivant les habitudes, exécutées de bien des manières.
RATEAUX MÉCANIQUES PROPRES A L’AGRICULTURE,
Par M. PASQUIER, Mécanicien à Laferté-sous-Jouarre.
M. Pasquier s’occupe depuis longtemps de la construction spéciale desmachines en usage dans l’agriculture; il a pu, à diverses époques, apporterà ces appareils des améliorations notables, et de plus en inventer de nou-veaux , pour plusieurs desquels il a obtenu successivement des récompenseshonorifiques de la plupart des comices agricoles ; tel est son système deherse mécanique que nous avons déjà fait connaître dans le troisièmevolume de ce Recueil, et qui est aujourd’hui répandue dans différentescontrées de la France ; tel est encore le rouleau brisé qui a été parfaite-ment goûté des cultivateurs et qu’il a considérablement amélioré ; telssont encore les charrues, les extirpateurs et d’autres instruments nonmoins utiles.
Il s’est aussi occupé d’un genre de machine qui est encore peu connudans nos contrées et qui est cependant susceptible d’y rendre de grandsservices, soit pour ramasser les trèfles, les luzernes, les foins, etc., soitpour repoutrer ou égaliser les avoines et d’autres céréales. Nous voulonsparler des râteaux mécaniques, auxquels il a également apporté des perfec-tionnements importants.