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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

portés contre les faces intérieures des longrines. Les godets descendant àvide n’ont évidemment pas besoin d’étre dirigés, les chaînes sont donclibres de ce côté au-dessous des longrines.

Le tambour inférieur V, au lieu d’ôlre d’une seule pièce comme le tam-bour supérieur, a été exécuté en plusieurs parties, comme le montrent lesdétails (fig. 5 et 6, pl. 13), pour permettre d’y appliquer des joues et d’ypasser facilement les chaînes à godets. Le corps carré du tambour est reliéavec les deux joues latérales l>- par quatre boulons à écrous ; ces joues sontfondues avec les moyeux qui les assujétissent sur l’axe, et des gorgesy sont pratiquées extérieurement pour recevoir des fragments de frettesen fer f que l’on peut renouveler au besoin.

D’après ce qui précède on peut aisément se rendre compte de la vitessede ces dragues, puisqu’à chaque révolution des tambours il passe sur leurcirconférence deux godets pleins; il en résulte que, au minimum, il y aenviron six godets qui sont remplis et se vident successivement, et que,au maximum, il y en a environ 16 à 17. Dans ce dernier cas, on supposeque les résistances sont moins considérables, qu’on enlève du sable ou dela vase, tandis que dans le premier les résistances sont beaucoup plusfortes parce qu’on a à détacher des cailloux , des pierres, etc.

Dans tous les cas, on comprend que par la disposition adoptée dans lemode de transmission de mouvement, si la résistance devenait plus grandeque la puissance du moteur, les courroies glisseraient sur leurs poulies etne causeraient aucun accident, ce qui n’aurait pas lieu évidemment si lemouvement était donné par des engrenages, comme cela se présente dansla plupart des autres bateaux dragueurs.

Mouvement graduel du bateau. — Le navire, et par suite tout l’ap-pareil de dragage, reçoit un mouvement de translation très-lent, en mêmetemps que les chaînes à godets marchent et que ceux-ci se remplissent. Acet effet, sur le même arbre b le constructeur a adapté un excentrique cir-culaire O, embrassé par une bague solidaire avec le grand tirant en fer p,qui se relie par son autre extrémité avec le levier porte-cliquet P, auquel iltransmet un mouvement alternatif autour de Taxe q. De chaque côté de celevier sont appliqués les cliquets r, qui tombent et s’engagent constammentdans les dents des grandes roues à rochet Q. Ces roues, ajustées sur lemême axe q, font tourner celui-ci d’une très-petite quantité, à chaque ré-volution de l’excentrique, et par suite elles font mouvoir les tambours oules treuils en fonte R fixés aux deux extrémités de cet arbre.

Or, deux grandes et fortes chaînes en fer s, attachées à la circonférence deces treuils en faisant plusieurs tours sur elles-mêmes, et agrafées par l’autrebout, à une certaine distance du navire, à deux ancres ou points fixes, s’en-roulent nécessairement sur ces tambours au fur et à mesure qu’ils tournentet déterminent par suite l’avancement du bateau comme un loueur. Cetavancement est évidemment très-lent, puisqu’à chaque révolution de l’ex-centrique de commande O, les roues à rochet, et par conséquent les treuils,