PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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l’emploi du noir, comme agent décolorant et comme absorbant de la chaux en excès.
L’évaporation à une température élevée modifie une partie du sucre que la cha-leur rend incristallisable, d’où résulte la nécessité d’opérer par cuites successives etde retirer le sucre solide en quatre ou cinq cristailisations de moins en moins pro-ductives.
Mon procédé permettait : »
De râper à l’avance, de garder les pulpes du jour au lendemain , de presser len-tement et à plusieurs reprises pour épuiser les pulpes par lavage.
11 fournissait des défécations parfaitement limpides et incolores, à la suite des-quelles l’emploi du noir n’avait pas d’objet.
Les jus évaporés d’abord à une température élevée , jusqu’à la densité de 1,3 parexemple, puis concentrés à l’étuve, cristallisaient sans coloration, se solidifiaient enentier ou à peu de chose près, ce qui plaçait toute l’importance du travail dans lespremiers produits.
Je me trouvais donc ramené vers l’emploi du procédé de la cristallisation lenteauquel M. Crespel-Dellisse a dû les succès qui ont sauvé de sa ruine la fabricationdu sucre indigène en France vers 1827 ; mais, en l’adoptant, je croyais être assuréque, par l’emploi du bisulfite , ce procédé deviendrait d’une application plus facile,plus simple, et que son rendement serait accru d’une manière importante.
Deux difficultés m’arrêtaient. La pulpe, traitée par le bisulfite, serait-elle mangéepar les bestiaux ; son usage n’offrirait-il aucun inconvénient?
Le sucre brut, obtenu par le bisulfite, n’offrirait-il au raffinage aucune difficultéspéciale ; à la consommation aucune cause de dépréciation ?
Ce n’est pas dans le laboratoire , mais bien dans le travail en grand d’une usine,que ces deux questions pouvaient trouver une réponse satisfaisante. Mon travail enétait là, lorsque M. Paul Claes, fabricant de sucre de betterave, à Lembecq , vint àParis , comme l’un des commissaires chargés, par mission spéciale de M. le ministrede l’intérieur de Belgique , de contrôler les résultats des recherches que j’y avaispoursuivies. Il me fit savoir avant tout, avec sa loyauté bien connue, qu’il avait lui-même pratiqué un procédé probablement analogue au mien; qu’en cas de coïnci-dence , il reconnaissait que le dépôt de deux paquets cachetés, fait par moi dans lesarchives de l’Académie royale de Belgique et de l’Institut de France , m’assurait lapriorité ; il constatait, par écrit, les résultats de son travail dans les termes suivants .
« Nous avons traité, à Lembecq, par l’acide sulfureux, près de 2,500,000 kilog.de betteraves pendant la dernière fabrication.
« L’acide sulfureux liquide, portant 4 degrés 1/2 Baumé , étendu de deux centsfois son volume d’eau, était versé sur la râpe.
« Le jus de betterave se déféquait à la chaux. A GO degrés environ on ajoutait dela craie, et l’on obtenait des grumeaux très-gros. Le jus déféqué était presqueincolore.
« Pendant toute la durée de l’extraction , il n’y a de coloration que celle qui estprovoquée par le contact des corps étrangers.
« La quantité de sucre extrait est plus considérable, la nuance, sans aucuneclairce, plus belle.
« Le grain, beaucoup plus beau et plus riche
« Les sucres, en tout semblables aux sucres les plus beaux, ont été reçus par lecommerce avec la plus grande faveur. »
Quelque temps après, MM. Claes frères me faisaient parvenir des quatrièmes
'VIL 13 .