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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
DES TERMES TECHNIQUES EMPLOYÉS DANS LA DESCRIPTION D UNELOCOMOTIVE ET DE SON TENDER.
AVEC LES REMARQUES PARTICULIÈRES AU SUJET DES MACHINES DU SYSTÈME CRAMPTON.
Adhérence, adhesion.— Pression ou morsure des roues sur les rails pour l’en-traînement du convoi. Lorsque la machine est en mouvement, la pression sur lesrails n’est pas uniforme à tous les points de la circonférence des roues motrices,mais on n’a pu encore fixer d’une manière certaine les limites de cette inégalité, niassurer qu’elle cesse d’exister à de très-grandes vitesses. Le rapport de M Tourasse,cité plus haut, contient au sujet de l’adhérence des chiffres et des renseignementsintéressants.
D’après des expériences et des calculs faits par M. Lechatelier, l’action de la forcecentrifuge diminue considérablement l’adhérence, puisque la charge totale des rouesmotrices, qui est environ de 7,000 kilog. sur les machines du Nord, diminue, suivantles vitesses, de 1500 à 2,500 kil., soitde 25 à 35 p. 100. Ce résultat explique commentil arrive quelquefois que des machines viennent à patiner lorsque la vitesse s’accé-lère. Il en résulterait, dit l’habile ingénieur, un inconvénient assez saillant pour leservice des trains à grande vitesse, si la pression utile de la vapeur n’éprouvait pasune réduction considérable avec la vitesse, ce qui, dans la plupart des cas, rendindifférente la diminution très-notable d’adhérence produite par l’accélérationmême de la vitesse (i).
(I) Nous citerons, pourcompléter cet article, quelques passages extraits de l’intéressant ouvrage deM. Le Chalelier, publié tout récemment sous le titre de : Études sur la Stabilité des machines loco-motives en mouvement.
En première ligne, nous trouvons que l’auteur résume en deux causes principales la perturbationqui nuit à la stabilité de la machine :
10 L’obliquité de la bielle, qui tend à produire le mouvement de galop , et qui, sans la rigidité dela chaudière, produirait le mouvement de roulis;
2° L’inertie des masses soumises à un mouvement relatif dans le système généra! de la machine,donnant naissance à des forces qui tendent à diminuer dans certaines positions de la manivelle l’adhé-rence des roues motrices, et par suite à les faire patiner, qui tendent en outre à produire un mou-vement d’oscillation d’avant en arrière appelé mouvement de tangage , et enfin un mouvementd’oscillation latéral connu sous le nom de mouvement de lacet.
La pression de la vapeur n’a d’autre effet que de produire des tiraillements, suivant une directionalternativement opposée, dans le bâti de la machine ; les variations qu’elle éprouve dans sa valeurutile déterminent seulement des variations dans la valeur du moment de rotation.
11 est inutile de tenir compte de l’inertie des excentriques, des barres d’excentriques, des tiroirs etdes pompes alimentaires. Ces pièces sont animées de vite ses relativement faibles, et les rayons desexcentriques formant entre eux pour chaque cylindre un angle de 120°, les effets dus à l’inertie detoutes ces pièces se détruisent en grande partie les uns par les autres.
résultats d’üxpériences. — Sans entrer plus avant dans l’examen de l’habile ingénieur, nousnoterons d’une manière complète les résultats d’expériences qui ont été faites pour démontrerl’exactitude de la théorie et l’efficacité des moyens proposés pour rétablir l’équilibre du système.
On sait que ces moyens consistent principalement :
Dans l’application d’un contre-poids destiné à équilibrer le poids de la manivelle rapportée au