PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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l’orifice d’entrée c est ouvert, parce que le tiroir est élevé, et la vapeurproduite dans la chaudière et qui, comme nous l’avons dit, vient constam-ment remplir l’espace libre compris entre les cylindres et leur chemise,passe de cette capacité dans la boîte de distribution C, pour se rendredirectement par le canal c', au bas du cylindre À, et par suite pousser lepiston P de bas en haut.
Pendant ce temps, la vapeur qui, au coup précédent, avait pénétré dansla partie supérieure du cylindre et avait fait descendre le piston, quitte cecylindre en sortant par le conduits, qui étant alors en communication, parle canal a du tiroir, avec l’orifice e, permet à cette vapeur de se rendre àla partie inférieure du grand cylindre A', afin de faire également remonterson piston.
De plus, la vapeur détendue qui est au-dessus de celui-ci trouve às’échapper au condenseur, parce que l’ouverture d qui communique avecla partie supérieure du cylindre, est en communication par l’évidement a'avec l’orifice de sortie /.
, L’effet inverse a lieu lorsque les pistons sont arrivés vers le haut de lacourse, le tiroir occupe une position différente, il se trouve en bas, et parsuite la vapeur de la chaudière peut passer directement de la boîte E au-dessus du piston P, par le canal b ; tandis que celle qui est au-dessous decelui-ci trouve son issue par le canal c' c, qui, par le conduit a, l’amène àl’orifice d, et de là au-dessus du grand piston ; et celle qui vient d’agir sousce dernier sort par le canal e et passe au conduit d’échappement /, d’oùelle se précipite au condenseur en traversant rapidement la colonne F.
En donnant de l’avance et suffisamment de recouvrement au tiroir, onpeut, comme l’indique le dessin (fig. 10), interrompre l’arrivée de la vapeurdans le petit cylindre, avant que son piston ne soit à la fin de sa course,et alors commencer à détendre dans ce cylindre. Seulement il n’est paspossible de varier le degré de détente, comme on le ferait avec une dispo-sition de tiroirs séparés, mais il est à remarquer que la variation de la dé-tente dans les machines à deux cylindres est rarement exigée ; on varieplutôt la puissance de la machine, parla valve d’admission, et par la pres-sion de la vapeur.
Le tiroir reçoit son mouvement alternatif de la partie inférieure ; à ceteffet, il est attaché à charnière à la tige verticale g, qui traverse un stuffing-box appliqué à la boîte de distribution , et descend jusqu’au-dessous dutuyau d’échappement F, pour communiquer, par un mécanisme analogueà celui décrit (pl. 14 et 15, tom. I er ), avec l’excentrique qui doit lui impri-mer le mouvement.