PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Ainsi, supposons par exemple que l’un des constructeurs adopte unedétente très-petite, et limite, pour la force nominale précédente, le dia-mètre du cylindre à 0, 65 ou 0, 66, et les dimensions des chaudières à1 mètre de surface de chauffe par cheval ; il croit en outre devoir fairemarcher l’arbre de couche moteur à la vitesse de 30 révolutions par minute ;il conserve bien au piston la vitesse de 1 mètre par seconde, mais alors sacourse n’est pas de plus de 1 mètre, et par suite le rayon de la manivelle de0 m 50. Or, comme, d’un côté, les dimensions du piston, de sa tige, de labielle, et en général les dimensions du bâtis, de sa boîte, du tiroir de dis-tribution, de son excentrique, et enfin de toutes les pièces qui travaillent,dans la machine, sont proportionnelles au diamètre du cylindre et à lalongueur de la course, on comprend que plus ces deux dimensions sontréduites, plus toutes les autres le sont également. Si, au contraire, lesecond constructeur donne pour la même force de 40 chevaux, 0 m 80 dediamètre au cylindre, parce qu’au lieu de limiter la détente à la moitié ouaux 3/4, il veut qu’on puisse détendre pendant les 4/5 ou les 5/6 de lacourse, et si, en outre, au lieu d’une course de 1 mètre, il lui donne cellede l ra 20, c’est-à-dire, qu’avec la même vitesse de piston, l’arbre de couchene doit faire que 25 révolutions par minute au lieu de 30 ; si, enfin, il faitles chaudières d’une plus grande capacité, toutes les proportions des pièceschangent notablement; non-seulement c’est le cylindre qui est sensible-ment augmenté, mais le piston, sa tige, la bielle, la manivelle, l’arbre decouche, le bâtis, le volant, la boîte et le tiroir de distribution, la pompe àair, et tout ce qui en dépend.
La machine construite dans ces dernières conditions est bien préférableà la première, parce qu’elle est susceptible de consommer moins de com-bustible , parce qu’elle peut, dans des cas fortuits, fournir une force plusconsidérable, en ayant la facilité d’engendrer une grande quantité devapeur et d’augmenter la vitesse, parce que, dans l’état ordinaire, ellefatigue moins, et que par suite elle prend moins d’usure et exige moinsd’entretien : une telle machine doit nécessairement coûter bien plus cherque la première, puisqu’elle contient plus de matières et quelle a demandéplus de travail.
Il faut bien le dire, les machines à petite course et à grande vitesseparaissent être, dans certains cas, d’une application avantageuse, en sim-plifiant les mouvements, et en permettant de s’appliquer directement auxrésistances à vaincre, comme les locomotives , les marteaux pilons, leslaminoirs et autres appareils de forge ; mais on n’en doit pas moins recon-naître aussi qu’elles s’usent plus rapidement, et que, par les frais de répa-ration et de chômage, elles ne sont pas d’un aussi bon emploi, dans unefoule d’industries, comme, par exemple, dans les filatures, les tissagesmécaniques, et dans les établissements qui exigent une grande régularitéde marche.
Les machines à deux cylindres sont, sans contredit, les plus conve-