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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
nables pour ces établissements, ayant le double mérite d’être très-régu-lières , et de ne pas consommer beaucoup de combustible ; mais il fautqu’elles soient bien exécutées et bien entretenues. On a vu de ces machinesfonctionner pendant bien des années sans aucune réparation. Si elles sontplus compliquées et par suite plus chères que les machines à un seulcylindre, elles ont aussi l’avantage, ou de ne pas exiger un volant aussipuissant, si la détente est la même, ou de fonctionner plus régulièrement,si le volant dans ces dernières n’est pas beaucoup plus considérable, ouenfin de brûler moins de charbon, lorsque la détente n’est pas poussée aumême degré. Pour un travail continu et constant, ces appareils sont doncréellement avantageux, et il n’est pas prudent de les construire avec defaibles courses et avec des vitesses trop considérables, surtout s’ils doiventêtre d’une certaine puissance.
Nous croyons donc qu’il est convenable de suivre, à cet égard, pour laconstruction de ces machines, les règles précédentes, qui, nous l’espérons,suffiront, dans le plus grand nombre des cas, pour satisfaire aux donnéeset aux exigences les plus grandes.
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COMPOSITION D’UN GENRE D’ENGRAIS,
Par M. Moisson.
(Brevet d’invention de 10 ans, délivré en 1843.)
Parmi les substances employées comme engrais, les meilleures et celles qui pos-sèdent la plus grande quantité de matière azotée et nourrissante pour les plantes,sont : les cornes, la plume, le crin et tous les poils des animaux; mais ces matièressont d’une décomposition extrêmement lente, et par conséquent ne peuvent pro-duire leur effet qu’avec beaucoup de lenteur; on en a la preuve par les cadavresqui enterrés depuis très-longtemps ont les os presque décomposés, et dont les che-veux et la barbe ne sont que très-peu ou même pas altérés.
Le nouveau procédé de M. Moisson consiste à rendre les matières d’une décom-position plus facile en les traitant par la soude ou la potasse caustique, liquide quidésorganise la matière sans la dissoudre en entier, si on a le soin d’employer unexcès de matière animale relativement à la quantité de soude.
M. Moisson opère dans les proportions suivantes : une partie en poids de ce selde soude à 75 degrés pour six parties de poil ou de corne; la soude est mise endissolution dans l’eau et rendue caustique par un tiers de son poids de chaux vive.Les matières animales y sont mises pour tremper, puis on les fait sécher dans untube semblable à ceux que l’on emploie pour le gaz de houille. Une fois qu’ellessont sèches on les broie pour les réduire en une poudre très-fine qui s’emploiecomme la poudrette, mais dont la force végétative est beaucoup plus grande.
On varie les proportions de soude et de matières animales, suivant la culture àlaquelle l’engrais est destiné; dans tous les cas, la durée de l’effet de cet engraisdépend de son altération plus ou moins grande; plus il se rapproche de la dissolu-tion, plus l’effet en est prompt, mais il ne se soutient pas aussi longtemps quequand il est un peu altéré, parce qu’alors il finit sa décomposition sous le sol etpeut produire son effet pendant plusieurs années.