MACHINE A PERCER
DITE RADIALE,
Construite par 91. CAlOIiA,
INGÉNIEUR MÉCANICIEN ET FONDEUR A PARIS ET A IA CHAPEllE.
(planche 28 .)
M. Calla, fondeur mécanicien à Paris , est bien connu dans le mondeindustriel pour ses grands et utiles travaux, soit en fonderie, soit en méca-nique. Tout en exécutant des statues pour les monuments publics, ils’occupe aussi de la construction des moulins, des moteurs hydrauliques,des transmissions de mouvement, et particulièrement des machines-outils.C’est ainsi qu’il a livré, soit aux chemins de fer, soit aux administrations,soit à l’industrie privée, un très-grand nombre d’appareils de toutes sortes.On sait qu’en général ses outils se distinguent par une bonne et solideconstruction, comme on a pu le remarquer par la collection qu’il avaitenvoyée à l’Exposition de 1849.
La machine à percer dite radiale, que nous allons décrire, sort des ate-liers de ce constructeur, qui en a fourni plusieurs semblables aux diversateliers de chemins de fer, où nous avons été à même de les voir fonctionneret de les relever avec détails.
On sait qu’une radiale est une machine à percer dans laquelle le porte-outil ou le porte-foret n’est pas seulement susceptible de descendre ou demonter comme dans les perceuses ordinaires, mais encore de s’avancer oude se reculer et de marcher à volonté, parallèlement à lui-même, pouraller chercher les parties de la pièce, qui reste fixe et qui doit être percéedans plusieurs endroits différents. Tel est, par exemple, le foyer d’unelocomotive, lequel n’est autre qu’une sorte de caisse qu’il est nécessaire depercer, sur plusieurs de ses faces, d’un très-grand nombre de trous, soitpour recevoir les rivets ou goujons taraudés qui la relient à la chaudière,soit pour y fixer les traverses à nervures qui consolident la paroi supé-rieure , soit encore pour recevoir l’extrémité des tubes par lesquels sedégagent la flamme et la fumée.
La première radiale que nous avons eue en France est de MM. Sharpet O de Manchester. Elle se compose d’une colonne verticale sur laquelle