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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 379

agents décrits ci-après comme capables d’atteindre ce but; ce procédé peut être em-ployé soit seul, soit combiné avec la première partie de l’invention.

Cette partie se rapporte ici à la préparation des agents de la précipitation, et àleur régénérationaprès qu’ils auront servi à précipiter le sucre.

La troisième partie se rapporte à l’emploi de certains agents chimiques mêlésavec la chaux, ou comme remplaçants de la chaux, ou comme défécateurs ou puri-ficateurs du sucre.

PREMIÈRE PARTIE.

Traitement du jus de la canne, du jus de la betterave, etc., par des agents

antiseptiques.

Afin que la dissolution saccharine puisse être empêchée de passer à l’état de fer-mentation, j’ai adopté le mode de traitement suivant. Aussitôt que la canne estcoupée en morceaux, les portions séparées avec les tranches sont plongées dansune dissolution d’acide sulfureux, d’un sulfate acide ou d’une autre substance an-tiseptique; il importe peu que ce soit à l’état de dissolution ou simplement de mé-lange avec l’eau.

Le bisulfate de chaux employé au momentoù les cellules végétales sont soumisesà l’influence de l’air, empêche que l’oxigène n’agisse sur les matières azotées quiexistent dans le jus, et ces dernières sont aussi empêchées de passer à l’état de fer-mentation. La présence de la base ou du sel neutre ne permet pas que l’acide sul-fureux se transforme en acide sulfurique libre dont l’action serait préjudiciable pourle sucre. L’acide sulfurique qui se forme ainsi, se porte sur une portion de la chauxen changeant cette base en sulfate, substance qui non-seulement est innocente,mais qui semble jouer un rôle utile dans le procédé.

Le bisulfate de chaux empêche entièrement qu’il y ait un changement chimiquedans le sucre cristallisahle primitivement présent dans le jus de la canne, et per-met l’extraction de la totalité du sucre sous forme cristalline par évaporation soità l'air soit dans le vide. Pour que ce procédé réussisse complètement, il est néces-saire que l’agent antiseptique soit intimement mélangé au jus de la canne, aussitôtque les cellules qui le contiennent sont brisées, soit en broyant, soit en râpant,soit en tranchant, et que l’on empêche autant que possible l’exposition antérieuredu jus à l’air. En agissant ainsi, le jus se trouvera maintenu dans son état normal,et ne subira aucune altération chimique, ni aucune coloration; il n’y aura point defermentation résultant d’une décomposition ou d’une modification des substancescontenues dans le jus ; les composés azotés resteront inaltérés et la formation desels ammoniacaux se trouvera empêchée efficacement ; si le bisulfate est employéseulement comme agent de préservation, on n’emploie qu’une très-faible dissolu-tion de ce sel dans l’eau.

La dissolution de bisulfate peut être ajoutée au jus de la canne en l’appliquantsur les cylindres du moulin broyeur, sur ceux de la machine à vapeur ou sur lesportions de la canne qui tombent de la machine à trancher.

La liqueur exprimée de la canne tranchée ou qui découle du moulin broyeur, peutêtre soumise à l’évaporation de la même manière <pe toute dissolution saline inal-térable à l’air.

La dissolution est chauffée à 100 degrés centigrades pendant quelques minutes,