PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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DEUXIÈME PABTIE.
Séparation du sucre cristallisable des liqueurs sucrées, combiné avec la baryte ,la strontiane , la chaux , ou avec d’autres acides métalliques-
1° L’hydrate de baryte ajouté en quantité convenable à la mélasse produit lerésultat suivant : La baryte entre en combinaison avec le sucre et forme un saccha-rate de baryte insoluble, qui lavé avec de l’eau peut être considéré comme une sub-stance pure et non souillée parle mélange d’aucune matière étrangère.
2“ De la même manière qu’on applique la baryte au jus exprimé de la canne àsucre ou de la betterave, préalablement déféqué par le moyen de la chaux, le prin-cipe saccharin sera séparé sous une forme insoluble, combinée avec la baryte, eton pourra isoler ainsi 97 p. 100 de la totalité du sucre cristallisable qui se trouvedans la liqueur, il n’en restera en dissolution que 3 p. 100, en combinaison avec labaryte.
3° Le saccharate de baryte ainsi produit étant traité par un acide qui forme unsel insoluble avec la baryte, tel que l’acide carbonique, l’acide sulfureux ou l’acidesulfurique, fournit du sucre cristallisable à l’état de dissolution parfaitement pur etcapable de produire du sucre raffiné sans aucune préparation ultérieure.
4° Le jus de la canne ou les mélasses étendues d’eau et traitées à froid par de lachaux en excès, formeront avec cette dernière un saccharate soluble, dont la com-position paraît varier suivant la densité du liquide sucré quand on le mélange avecla chaux ; par l’ébullition , le saccharate de chaux soluble se change en tout ou enpartie en saccharate insoluble qui cependant n’est stable que quand la liqueur restechaude.
5° L’oxyde de strontiane et le protoxyde de plomb précipitent également le sucrecristallisable de ces dissolutions; mais le premier exige qu’on l’emploie à un grandexcès, et le second doit rester en contact avec la matière saccharine pendant untemps très-considérable, et même, après tout, cela n’opère qu’imparfaitement laséparation du sucre.
Séparation du sucre cristallisable par la baryte.
Quand on applique ce procédé au jus de la canne, il faut que ce dernier soitd’abord soumis à une défécation par la chaux, sans avoir égard s’il a d’abord ététraité soit par la chaux , soit par le sulfite acide de chaux. Le jus ainsi épuré esttransporté pendant qu’il est chaud, dans une chaudière semblable à la chaudière àdéfécation; la baryte mise d’abord à l’état d’hydrate est maintenant ajoutée à laliqueur sucrée, dans la proportion de 50 à 60 parties de baryte caustique, contre109 parties de sucre cristallisable contenu dans la liqueur. Le mélange est agitéfortement pour aider à la dissolution de la baryte; il est ensuite porté à l’ébullition;un précipité de saccharate de baryte commence à se former, et au bout de quel-ques minutes la réaction entre le sucre et la baryte sera complète. On laisse ensuitereposer le liquide afin que le précipité puisse se déposer. L’eau mère contenantl’excès-de la baryte en dissolution peutalors être enlevée, et le précipité complète-ment séparé du liquide soit par la presse, par l’appareil de déplacement ou mieux