PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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«La grande difficulté d’emploi, sur les métiers circulaires, de certainsfilaments, parmi lesquels on peut placer en première ligne la laine et lasoie, vient de ce que les fils, après leur cueillage ou introduction sous lesdents de mailleuses quelconques, tendent toujours à sortir de l’intérieurdes becs des aiguilles. Il en résulte que ces aiguilles passant sous la rouede presse du métier et n’ayant plus sous leur bec le fil nécessaire pour laformation de la maille, celle qui a été formée au tour précédent tombe etproduit ce que le bonnetier appelle une maille coulée. Cet inconvénient, serépétant souvent, fournit une grande quantité de trous qui doivent êtreraccoutrés par une ouvrière spéciale ; ce qui augmente sensiblement leprix de revient tout en ne produisant qu’un tricot de mauvaise fabri-cation.
« Par le passage à la vapeur, auquel je soumets les fils employés sur lemétier en leur faisant traverser un petit tube muni d’un robinet pour réglerla vapeur qui y arrive d’une chaudière en ébullition, les fils n’ont plus dedisposition à s’échapper de l’intérieur du bec des aiguilles, et produisentun tricot d’une belle fabrication. Un des plus grands avantages du passagedes fils à la vapeur, c’est d’en rendre l’emploi facile avec tous les genresde métiers et tous les systèmes de mailleuses. »
M. l)ard a pris, pour le même objet : Fabrication de la laine sur les mé-tiers circulaires, un brevet de quinze ans le 31 octobre de la même année.Nous l’avons examiné, et ce n’est que la copie exacte du brevet de M. Co-quet. C’est la deuxième fois qu’un fait semblable se présente dans les mé-tiers circulaires, nous ne pouvons donc trop engager les industriels et lesinventeurs à s’entourer de tous les renseignements capables de leur épar-gner des frais inutiles et des pertes de temps.
Les métiers circulaires, quels que soient les systèmes d’après lesquelsils sont combinés, produisent généralement une maille analogue. M. La-masson, à Falaise, a imaginé de leur faire tricoter une maille particulière,dite maille anglaise. Son brevet, qu’il a demandé le 5 février 1849 sous letitre précis de Métier circulaire, dit tricoteur français , faisant la mailleanglaise, annonce bien cette fonction intéressante ; mais les explications etcroquis qu’il fournit à l’appui ne permettent pas de reconnaître si l’appli-plication est neuve et si elle est praticable. Nous ignorons si ce genre demétier a été mis en activité.
Cueillage, dit mailleuse Gillet, applicable aux métiers circulaires pourla fabrication des tricots en tous genres et produisant aussi un tricot parti-culier, dit tricot bouclé. Tel est le titre d’un brevet d’invention demandé,le 15 juin 1849, par M. Gillet.
Nous avons remarqué dans ce nouvel organe, des agencements vérita-blement très-ingénieux. M. Gillet, d’ailleurs, nous avait habitués à cettequalité; nous regrettons néanmoins que les principes ne soient pas tout àfait neufs, et aient été empruntés à divers constructeurs.
L’auteur, qui fait jouer au ressort à boudin entourant et ramenant les