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Tome huitième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

retire le mandrin , verse le tabac dans le sac tout formé, presse avec les poings, puisavec le mandrin, replie le papier de manière à fermer le sac, le retire, et cachèteavec de la cire rouge , toujours fondue au milieu de la table au moyeu dun tuyaupasse de la vapeur; en entourant le papier sur le mandrin et formant le côté opposéavant de le placer dans le bloc, il avait également cacheté avec de la cire. Toutes cesopérations ne prennent guère plus dune minute à lempaqueteur.

Les paquets sont ramassés par un enfant et mis dans une manne mobile sur desroulettes pour être portés à un autre enfant colleur de vignettes. Ce dernier étendsur une planche douze vignettes, dont la longueur est telle quelles enveloppent unpaquet dans le sens le plus long; il passe dessus de la colle au moyen dune brosse,et ensuite , en moins dune minute, les douze vignettes sont collées par une manœu-vre si rapide quon voit à peine chaque paquet passer entre les mains de lenfant, etse recouvrir de la vignette.

Le contre-maître de latelier vérifie le poids de quelques-uns des paquets pris auhasard ; sil ne trouve pas le poids voulu avec une tolérance de 5 grammes en plusou en moins, il fait refaire les paquets. Cette vérification est de rigueur, car les pa-quets seront dorénavant livrés au consommateur sans nouvelle constatation de poids.

Les paquets sont enfin emportés au magasin des expéditions dans une manne quefont rouler deux enfants en courant.

Les différentes manufactures ont livré, en 1844, aux magasins dexpéditions pourlapprovisionnement des entrepôts, les quantités de scaferlati suivantes :

Étranger.

Ordinaire.

De cantine.

Morlaix .

1,025 kil.

623,300 kil.

» ))

Toulouse .

1,580

367,400

» »

Bordeaux .

2,641

278,625

28,750 k.

Tonneins .

760

131,400

)) »

Lille .

466,240

2,737,470

Strasbourg .

414,145

1,435,570

Lyon .

2,249

1,199,590

355

Paris .

31,607

4,731,276

» »

Le Havre .

.... 951

611,893

)) »

Totaux.

5,223,869 kil

4,202,145 kil

Fabrication des cigarettes. La régie a cherché depuis 1843 à exploiter cettenouvelle branche de produits. Il est évident quelle obtiendrait des revenus assez con-sidérables , si elle pouvait empêcher les fumeurs de fabriquer eux-mêmes les ciga-rettes et de garder les bénéfices quils procureraient à la régie en achetant cellesquelle vend si cher. Mais la fabrication des cigarettes est si facile pour le fumeur, quina quà rouler le tabac dans du papier, entre ses doigts ; elle est dune si grandecomplication, en comparaison, pour la régie qui doit sarranger de manière à pouvoirgarder longtemps les cigarettes en magasin, et les soumettre à des transports qui lesbrisent, que nous doutons quelle puisse jamais devenir importante.

Le kilogramme contient 1,000 cigarettes ; il en est de deux sortes, à 5 c. et 7 c. 5,ou bien à 50 et à 75 fr. le kil. Les cigarettes à 5 c. sont faites en grande partie avecles débris qui tombent des claies dans la fabrication du scaferlati étranger et ordi-naire ; les autres sont plus soignées et sont faites avec les tabacs hachés du Levantet de Maryland mélangés.