PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Poudre
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Poudre
étrangère.
ordinaire.
de cantine.
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740
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2,240,778
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. 69
646,188
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Totaux...
. 16,550 kil.
6,284,621 kil.
545,633 kil.
Des tabacs de cantine. — La fabrication des tabacs de cantine,
, ou à prix réduits,
ne diffère de celle des tabacs ordinaires, qu’en ce que l’on n’y emploie que des tabacsindigènes ou des tabacs étrangers de qualité tout à fait inférieure, et qu’en ce qu’ony mélange les 600,000 kilog. de côtes provenant annuellement de l’écotage des tabacsétrangers. En 1844, il a été livré par les manufactures 4,781,828 kilogr. de tabacsde cantine, soit 27 p. 100 de la production totale.
Fbais totaux de fabrication. — Pour fabriquer la totalité de 17,520,893 kil. dediverses sortes , livrées en 1844 par les ateliers des dix manufactures de France , il
a été dépensé :
En traitements. 479,007 fr.
En frais de main-d’œuvre et fournitures de toutes espèces... 4,011,917
Total. 4,490,924 fr.
soit 24 fr, 08 c. par 100 kilogr.
4,083 ouvriers ont été employés dans les manufactures et ont reçu en gages et ensalaires 2,521,339 fr., soit pour la journée moyenne, sur 52,560 journées de présence,4 fr. 02 c. Il reste pour les salaires 2,309,668 fr., qui, à raison de 3,937 ouvrierssalariés, donnent pour le salaire annuel de chacun d’eux 586 fr. 05 c., ou par jour-née moyenne, à raison de 309 jours de travail par an , 1 fr. 90 c.
Consommation individuelle. — Nous avons vu que la France consomme mainte-nant plus de 17 millions de kil. par an. En calculant la consommation individuelle ,on trouve par tête, en 1844, 511 grammes; en rapprochant ce résultat de la consom-mation étrangère, on reconnaît qu’un Français consomme autant de tabac qu’un Russe,deux fois plus qu’un Italien , mais trois fois moins qu’un Allemand ou un Hollandais,et quatre fois moins qu’un Belge .
Sur le total de 511 grammes consommés par tète en France , il y a 198 gr. detabac à priser et 313 de tabac à fumer, c’est-à-dire que l’habitude de fumer est à cellede priser comme 158 est à 100. Cette proportion est bien loin d’avoir toujours existé,car, d’après M. deNecker, la consommation individuelle totale était, sous le régimede la ferme, en 1783, de 320 à 375 grammes. Et la consommation du tabac à fumer n’é-tait que le 1/12 e de la totalité du tabac vendu, c’est-à-dire de 30 gr. environ. La diffé-rence de proportion indique quel changement de goût s’est opéré ; la quantité individuellede tabac à priser n’a pas augmenté, tandis que celle du tabac à fumera plus que décuplé.