PUBLICATION INDUSTRIELLE-
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Dans une expérience faite par M. Herpin, au sujet du rendement, de lanature et de la qualité des produits du moulin, il a obtenu les résultatssuivants :
100 kilogrammes de blé froment de 2 e qualité, pesant 72 kilos 500grammes à l’hectolititre , ont donné :
Farine plus ou moins blanche.72 k. 000 g.
Farine bise. 6 800
Recoupes. 4 200
Sons. , . . ,.15 700
Déchet. 0 700
Total .100 k. 000
Par conséquent il ne faudrait que 100 journées de bon travail à 25 hec-tolitres l’une, pour obtenir les 2,500 hectolitres indiqués.
Le mouturage, y compris les frais de conduite du grain à domicile, cor-vées et autres menus services à la charge du meunier, se paie au dixième,soit par année 250 hectolitres. Mais comme les grains sont de qualité gé-néralement inférieure, mélangés de méteils, d’orge, etc., on ne peut les
évaluer en moyenne à plus de 11 fr. l’hectolitre.
Soit 250 hectolitres à 11 fr., 2,750 fr.
Pour le produit brut annuel du moulin , dont :
1/4 environ pour le loyer. 700 fr.
3/16 pour l’entretien et les réparations. 525
9/16, un peu plus de la moitié, pour le meunier.1,525
Total.2,750
Sur quoi celui-ci est obligé de nourrir et entretenir sa famille, un oudeux domestiques, un ou deux chevaux, voitures — de payer l’impôt, etc.
Il suit de là : 1° que l’intérêt des capitaux engagés dans cette construc-tion ne s’élève qu’à 3 1/2 pour cent, desquels il faut encore déduirel’amortissement, l’usure , etc., etc., etc.
2° Que le meunier gagne à peine de quoi vivre et payer ses dépenses.
« Des résultats aussi minces, aussi faibles, dit à ce sujet M. Herpin, merappellent les judicieuses observations de mes honorables amis Hachetteet Francœur, dont j’ai regretté plus d’une fois de n’avoir pas écouté lessages avis. Je les rapporte ici pour l’instruction des autres; ma propreexpérience et mon témoignage viennent encore les corroborer, si cela estpossible.
« Considérés sous les rapports économiques, les moulins mus par un courant d’eauont de grands avantages sur ceux mus parle vent. Les effets de ces derniers moulinssont variables comme la force atmosphérique qui les met en mouvement. Un bontournant à eau rapporte, dans les environs de Paris , 3 à 4000 francs au propriétaire,