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Tome huitième.
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NQÏJCE SOR IE CHAPTAL. 399

dun premier essai. Que neùt-il pas fait si, appelé à recommencer sonœuvre, il eût pu profiter de lexpérience du premier travail?

Passons maintenant en revue les dispositions nouvelles qui distinguentle Chaptal, et dont lusage a consacré le mérite.

1° Machine à vapeur .Dès les premiers essais de lapplication de lhéliccà la propulsion des navires, on reconnut la nécessité de lui imprimer unerotation rapide. Les machines alors usitées ne donnaient guère plus d'uncoup simple de piston et 1 mètre de vitesse par seconde, nombre quonnosait pas trop dépasser, principalement à cause du peu defficacité desappareils condenseurs aux grandes vitesses. Dans les premiers bateaux àhélice, on accélérait donc le mouvement reçu du moteur à laide dengre -nages, de courroies, de chaînes sans fin..., aussi incommodes par leur fer-raillement, leur poids et leur encombrement, que nuisibles au travail utilepar leur frottement.

Le constructeur du Chaptal proposa, dès 184-3, une machine manœuvrantdirectement lhélice, donnant 70 tours en moyenne par minute, et par suiteincomparablement plus légère. Cest celle qui fonctionne dans le Chaptal;en Angleterre on nen construit plus dautres que dans de rares exceptions.

11 sengageait, en outre, 1° à ce que la machine tînt peu de place et fûtinstallée sous la ligne deau à labri des projectiles dartillerie en temps deguerre ; 2° à ce que lhélice fût, en toute circonstance, facile à visiter, enle-ver et replacer. Des rapports officiels nous ont prouvé que ces promessesétaient tenues, que ces engagements étaient loyalement remplis; voyonsmaintenant par quels procédés.

La machine est quadruple, c'est-à-dire composée de quatre cylindreshorizontalement fixés sur un grand coffre en fonte qui, lui-même, reposesur les carlingues, et nest autre que les condenseurs, bâches, etc., avecleurs pompes à air, clapets et autres accessoires de la condensation. Lescylindres sont placés en travers du navire de manière à ce que les bielles,reliant les tiges de piston aux manivelles, viennent directement agir surlarbre de lhélice.

Ce système de machine, qui rappelle le mouvement des locomotives, estaujourdhui très- usité Mais ce qui spécialise le moteur du Chaptal consisteen ce que les deux paires de cylindres sont très-rapprochées vers l'axe dunavire, larbre de lhélice étant entre eux avec ses manivelles coudées etéquilibrées. Chaque tige de piston sort de son cylindre par le couvercle quiregarde les flancs du navire; elle est terminée par une traverse que guidentdes glissières ; ses extrémités reçoivent les bielles qui longent le cylindrecommandant la machine à balancier de côté, dite side lever engine, et vontderrière ce cylindre retrouver les manivelles. Le mérite de cette dispositionconsiste surtout en ce que, tout en ramassant la machine de manière ànoccuper que 6 40 dans la largeur du bateau, les bielles motrices ont septfois la longueur des manivelles, tandis que dans le type exposé en 1851, àLondres , par la maison Bolton-Watt, et souvent reproduit depuis, il faut