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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
le v° volume, nous avons publié une machine à peigner de M. Busk,construite et perfectionnée par M. Lacroix, de Rouen , et qui a été essayéeet adoptée par divers fdateurs.
Actuellement nous donnons les belles et curieuses machines si longtempstravaillées et perfectionnées par M. Marsden, cet infatigable ingénieur quia fait du peignage du lin son étude particulière, et qui, il faut le dire, estarrivé à des résultats pratiques très-remarquables.
Pour qui connaît les difficultés que présente le peignage effectué à lamécanique, il n’est pas de petite amélioration qui n’apporte souvent unavantage sérieux. C’est bien ce que l’auteur des appareils perfectionnésque nous allons décrire a compris, et a fait comprendre, en cherchantconstamment, depuis plus de dix ans, à faire des additions, des change-ments de tout genre pour atteindre le but si ardemment désiré, soit pourpeignerles lins fins et tendres, soit pour peigner les lins courts et durs.
Toutefois, il faut bien le dire, quelle que soit d’ailleurs la perfectiond’une machine à peigner, on ne peut avoir la prétention de la faire servirà la fois à toutes les qualités, à toutes les natures de lin. Ce que le pei-gneuràla main est capable de faire, sous ce rapport, avec ses simplespeignes, la machine ne peut être ni assez intelligente ni assez étendue pourse prêter à toutes les nuances, à toutes les variétés qu’il faudrait lui fairesubir. Ainsi construite, par exemple, pour peigner des lins coupés endeux, elle ne conviendrait pas, elle ne peut convenir pour peigner des linsentiers, ou pour des lins coupés en trois. Il faut la rendre spéciale, si onveut qu’elle travaille bien, qu’elle ne produise pas trop d’étoupes, etqu’elle fasse assez de produits pour remplacer avec avantage le travailmanuel.
C’est pourquoi M. Marsden s’est attaché à deux appareils distincts, dontl’nn est plus particulièrement destiné aux lins de première qualité, commeceux que l’on tire de la Belgique , et que l’on paie jusqu’à 220 à 300 fr.les 100 kilog., et l’autre s’applique à des lins qui ont moins de finesse, etqui se coupent en deux seulement.
Nous avons vu fonctionner ces deux systèmes de machines dans l’éta-blissement de Pont-Remy. M. Alexandre Brière, qui a reçu de M. Mars-den la première peigneuse circulaire qui fut introduite en France , a bienvoulu non-seulement nous autoriser à les relever avec détails, mais encorenous communiquer ses notes, ses observations sur la fonction, sur le tra-vail de ces appareils.
Cette machine a depuis subi une modification dans la disposition deschariots porte-pinces. M. Fairbairn y a introduit deux chariotsaulieu d’un,et a, par cela, augmenté la production de la machine, dont le principe estd’ailleurs resté le même.
L’auteur, M. Marsden, est, sans contredit, de tous les ingénieurs, celuiqui s’est le plus occupé de la question pratique du peignage des lins ; ila pris successivement, en France et dans son propre pays, plusieurs bre-