MACHINES A PEIGNER LE LIN.
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vêts pour les divers perfectionnements qu’il a apportés dans le peignageet la filature du lin. L’un de ses premiers ici date de 1843 ; on y retrouvedéjà les principes des peigneuses qu’il a faites depuis, et qu’il a amélio-rées, comme on le reconnaît par ses brevets postérieurs de 1846 à 1852,soit seul, soit avec le concours d’autres ingénieurs, comme M. Robinson ,M. Carmichaël (1), etc., qui se sont aussi beaucoup occupés du même sujet.
Nous distinguerons les deux machines de M. Marsden, par peigneuse àpeignes excentriques , qui est destinée au peignage des lins fins, et parpeigneuse circulaire continue, qui s’applique aux lins propres à filer les filsde numéros moyens.
DESCRIPTION DE LA PEIGNEUSE A PEIGNES EXCENTRIQUES, REPRÉSENTÉE PL. 36 ET 37.
Cette machine se distingue d’une manière toute spéciale par la disposi-tion de ses deux séries de peignes ou sérauts qui sont appliqués sur deuxaxes parallèles, de manière à changer successivement, l’un par rapportà l’autre, quoique d'ailleurs leurs axes restent toujours à égale distance etn’aient qu’un mouvement de rotation continu.
Ainsi, au moment où elles sont pour pénétrer dans l’épaisseur desmèches ou des poignées de lin qui se présentent verticalement à leuraction , les dents des peignes se trouvent à très-peu près perpendiculairesà la direction des filaments, et descendent jusque vers le bas de la mèche,en restant dans cette position, pour les quitter ensuite obliquement.
Il faut pour cela que les peignes ne soient pas directement attachés àdes bras fixes sur les axes de rotation, mais bien assemblés par articulationà des rayons et des bielles mobiles qui leur permettent d’osciller sur eux-mêmes, pendant qu’ils sont entraînés dans le mouvement circulaire; et lechangement de position s’opère au moyen d’un excentrique fixe autourduquel tourne une bague mobile qui fait corps avec les rayons ou les brasmobiles.
Nous ne pouvons mieux comparer cette combinaison de mouvementqu’à celui qui a été imaginé par M. Cavé, il y a bien vingt ans, et que cethabile constructeur a si heureusement appliqué aux roues à palettes desbateaux à vapeur. On se rappelle que, pour éviter autant que possible lechoc des aubes à leur entrée dans l’eau, et la trop grande élévation decelle-ci lorsqu’elles en sortent, M. Cavé a disposé sur le flanc du navireun excentrique fixe circulaire, embrassé par une bague mobile à la circon-férence de laquelle étaient attachées par articulations des tiges ou biellesen fer, communiquant, au moyen de bras latéraux, à chacune des palettesun mouvement d’oscillation tout à fait indépendant du mouvement rotatifimprimé à l’arbre de couche de commande.
(1) M. Carmichaël a exposé, dans son brevet du 13 juin 1846, le principe des peignes fixes cltournants que l’on retrouve dans la peigneuse circulaire de M. Marsden.