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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Ce mouvement était tel que chacune des palettes entrait successivementdans l’eau, à peu près verticalement, restait verticale pendant tout le tempsqu’elle y était plongée, et en sortait de môme, de sorte qu’elle ne s’obli-quait réellement qu’à la sortie complète. Cette disposition a été adoptéenaturellement dans un grand nombre de bateaux à vapeur, comme ayantdonné de bons résultats.
Le mécanisme appliqué dans la peigneuse excentrique de M. Marsdenest tout à fait semblable, et remplit un but analogue, comme on le recon-naîtra en examinant le dessin pl. 36, et en particulier la coupe verticalefïg. 1, pl. 37, et le tracé géométrique correspondant, fig. 2.
C’est, d’abord sur ces deux figures que nous étudierons le jeu et le prin-cipe de la machine. Nous en ferons voir ensuite toute la constructionmécanique et les détails essentiels sur les autres figures. Nous décrironsdonc d’abord la disposition et le mouvement des peignes, l’application descylindres à brosses et des tambours à carde, puis la composition et lamarche des pinces ou mâchoires, et enfin les diverses particularités dumécanisme général.
Disposition et mouvement des peignes. — Sur les deux arbres enfer A et A', placés parallèlement sur le même bâti, sont ajustés et fixésles croisillons à six branches B B', qui au besoin sont consolidés par desentretoises, et portent à l’extrémité de chaque branche les tiges ou tringlesparallèles a, en fer rond. Vers le bout de ces dernières sont les bras mo-biles b dont nous avons parlé, et qui reçoivent les règles ou baguettes enfer c sur lesquelles se rapportent à vis les peignes proprement dits d, d',
Or, à l’un des côtés de l’appareil, celui que nous appellerons la tête dela peigneuse, en dehors même des bras et des croisillons, sont adaptés àcharnière six rayons en fer méplat e, e', qui se rapprochent vers le centresans y concourir, et se relient, toujours par articulation, dans chaqueporte-peigne, avec la bague ou virole/, laquelle embrasse sur toute sacirconférence, l’excentrique en fonte C, de forme circulaire, et placé àdemeure contre la face intérieure du bâti, quoique d’ailleurs traversé parl’axe moteur.
Trois des goujons qui assemblent les rayons avec la bague se prolongentau delà de l’épaisseur de l’excentrique, en augmentant de diamètre, afinde former comme des galets qui doivent alternativement se trouver encontact avec la circonférence intérieure de l’espèce de trèfle en fer carréD, rivé au côté extérieur des branches du croisillon correspondant. Cetteaddition paraît avoir particulièrement pour objet de maintenir les rayonset par suite les bras mobiles des peignes dans la position qu’ils doiventavoir, pendant tout le temps que ceux-ci fonctionnent ou sont en action.
Pour peu qu’on examine le tracé (fig. 2) avec quelque attention, onpeut aisément se rendre compte du double mouvement qui se produitlorsque la machine est en activité.
Les arbres A et A' recevant leur mouvement de rotation continu, le