MACHINES A PEIGNER I.E LIN.
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communiquent aux croisillons porte-peignes, et par suite à tous les organesqui y sont adaptés; mais par cela même que les bras b sont aussi reliés àla bague qui entoure l’excentrique, ils entraînent cette bague avec eux, etcomine le centre o de celui-ci est au-dessus de celui de chaque arbre, ilforce la bague et par conséquent les points d’attache des rayons à s’éloi-gner ou à se rapprocher alternativement du centre de ce dernier. Il enrésulte que ces rayons obligent les bras à osciller sur les tringles qui leurservent d’axes, et il prendre ainsi toutes les positions successives indiquéespar des lignes pleines et différemment ponctuées sur la fig. 2.
11 est facile de reconnaître que de toutes ces positions, celles les plusimportantes et qu’il s’agissait surtout d’obtenir, se trouvent du côté de lamèche à peigner, laquelle se présente verticalement, soit qu’elle monteou qu’elle descende, soit qu’elle s’avance dans le chemin rectiligne quilui est tracé. C’est, en effet, dans cette partie que les peignes doiventtravailler; ils restent à peu près parallèles à eux-mêmes pendant I/o 6 à l/6 ede tour, tandis que dans tout le reste du parcours ils oscillent et changentconstamment de position ; et comme leurs dents ou leurs broches, plantéessur deux rangs parallèles, sont exactement perpendiculaires au plan mêmedes règles sur lesquelles elles sont fixées, elles se présentent alors presquehorizontales, au moment où elles commencent à pénétrer dans les filaments;elles restent dans cette direction horizontale, tout en descendant, et cen’est qu’au moment où elles sortent de la mèche, qu’elles s’inclinent.Comme cette inclinaison des dents a lieu en baissant et non en relevant,elle facilite le dégagement des étoupes qui se trouvent ainsi détachées etentraînées par les peignes.
Composition et marche des pinces. — Dans la peigneuse de Pli. deGirard, les pinces ou mâchoires entre lesquelles on serre une poignée delin, ont un simple mouvement rectiligne régulier et continu jusqu’au boutde la course, pour passer d’une extrémité à l’autre de la machine; et lamèche est peignée des deux côtés à la fois, comme cela a lieu ici ; dans lapeigneuse de Busk, les mâchoires ont bien d’abord un mouvement detranslation, mais comme le peignage n’a lieu que d'un côté, elles revien-nent sur elles-mêmes, après avoir fait un demi-tour, afin de soumettre àà l’action des peignes la seconde face de la mèche. Dans la peigneuse quinous occupe, les pinces doivent bien aussi parcourir un chemin rectiligne,mais leur mouvement n’est pas le même; d’une part, il est intermittent,c’est-à-dire qu’elles restent fixes pendant un certain temps, pendant lepeignage, puis elles marchent en avant; et d’un autre côté, elles ont unmouvement descensionnel et ascensionnel, elles descendent lentement etau fur et à mesure que les peignes se présentent et pénètrent dans lesfilaments, et remontent ensuite avec rapidité, afin de dégager le lin despeignes, en s’avançant d’une quantité donnée. On comprendra bien cettedisposition, lorsqu’on aura vu la combinaison du mécanisme adopté àcet effet par le constructeur.