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Tome huitième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Chaque pince ou chaque mâchoire, proprement dite, se compose de troisplaques rectangulaires (fig. 3 et 4, pl. 36), dont une grande g qui na pasmoins de 0 ,n 425 de longueur, et de deux autres g\ moitié plus petites,qui sadaptent à la première, chacune par deux goujons et par un boulonà écrou seulement, afin dêtre facile à monter et à démonter, opérationqui seffectue avec une célérité surprenante par des enfants de dix à douzeans, qui ne sont occupés quà prendre les pinces, à les charger de lin et àles porter à la machine, tandis que dautres vont chercher celles dont lesmèches sont peignées, les desserrent pour enlever ces mèches, et les redon-nent aux premiers.

Sur la face intérieure des plaques est appliquée une feuille de papierfort ou de carton mince, afin de mieux serrer la mèche de lin que londoit y pincer. Ces plaques vont en diminuant dépaisseur par le bas, pourque les dents des peignes puissent sapprocher le plus près possible de lapartie des filaments qui se trouvent engagés. À leur extrémité supérieureest ménagée une saillie h qui permet de les faire reposer sur les bordsinférieurs des deux règles parallèles en fonte E(fig. 1, pl. 37), et enmême temps de les faire pousser par des taquets en fer i , attachés à char-nière à la tringle méplate j que lon voit bien sur lélévation longitudinalefig. 5, pl. 36.

Or cette tringle, qui, de distance en distance, porte des galets i'pourreposer sur la partie droite dressée des deux règles E auxquelles elle doitrester parallèle, se relie dun bout par une petite bielle j' à un levier h',qui est suspendu au milieu dun petit axe en fer supporté par les deuxsupports de fonte F, boulonnés par leur base à lextrémité des règles E( fig. 5 et 6) ; et une tige rigide en fer k, qui sarcboute par articulationdans la coulisse de lentretoise de fonte G, sassemble à charnière vers lapartie supérieure du levier, pour le faire changer de position lorsquilfonctionne, en montant comme en descendant.

Les deux mêmes règles E sont reliées, en dehors des bâtis de la machine,aux montants mobiles en fonte H, qui sont à jour dans presque toute leurhauteur, dune part, pour laisser la place libre aux pinces chargées deleur lin, et de lautre, pour permettre à laxe même des excentriques, quidoivent, les faire mouvoir, de les traverser. A lextrémité inférieure de cesmontants sont appliqués les galets cylindriques I, contre la surface des-quels tend à sappuyer constamment le bout des bascules J, qui ont leurcentre doscillation en k' sur la double traverse ou entretoise du milieu G',et qui sont chargées dun fort poids en fonte J', lequel est en deux piècespour laisser entre elles lespace nécessaire à lépaisseur même des basculesqui doivent agir ensemble.

Au-dessus des galets sont les excentriques ou cames à développante Kqui, montées sur un axe commun en fer l, reçoivent un mouvement derotation très-lent, et obligent par suite ces galets à sabaisser et à fairedescendre en même temps les deux montants verticaux H.