MACHINES A PEIGNER LE LIN.
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qui, quoique montées sur le prolongement des mômes peignes, sont moinsgrosses et moins écartées que les précédentes, il s’en détache des étoupesmoins grossières, qui sont reçues dans le deuxième compartiment. Demême au troisième passage les mèches sont peignées par des dents encoreplus serrées et plus fines que celles qui les précèdent, et fournissent parsuite de meilleures étoupes. Le quatrième passage, correspondant à l’extré-mité des peignes dont les dents sont alors très-fines et très-serrées, com-plète tout à fait le peignage de ces mèches sur un bout seulement; lesmêmes opérations se répètent aussi, sans interruption, lorsqu’on a re-tourné ces mêmes mèches dans leurs pinces, pour les peigner de l’autrebout.
Nous avons dit que les deux caisses N, qui sont destinées à recevoir lesdéchets et les étoupes, sont chacune divisées en quatre compartimentsafin de former autant de cases qu’il y a de séries de dents à chaque peigne,ou de pinces en travail.
La première case, celle qui se trouve en tête de la machine, reçoit natu-rellement les étoupes les plus grossières, plus ou moins chargées de bou-tons, et qui par conséquent produisent le plus de déchets; ces étoupes,filées à sec, donnent, suivant la nature du lin, des fils du n° 12 au n° 16.
La seconde case reçoit des étoupes moins inférieures, et contenant aussimoins de boutons; elles peuvent généralement aussi être filées à sec, etdonner des fils du n° 16 au n° 20.
La case qui vient ensuite fournit de meilleures étoupes, que l’on peutfiler mouillées, et qui permettent d’obtenir par suite, à la filature, dun° 25 au n° 30.
Enfin la quatrième et dernière case, correspondante à la sortie de lamachine, reçoit les étoupes les plus belles et les plus fines, capables deproduire des fils, au mouillé, du n° 30 au ri° 40.
Nous devons faire observer que pour ce genre de machine, il est conve-nable de donner aux lins un premier peignage à la main, afin d’enleveraux filaments les plus fortes étoupes et les plus gros nœuds, et de dimi-nuer par suite les déchets à l’appareil. Ce peignage préalable, qui ne sefait pas dans toutes les filatures, a été jugé très-utile par M. Brière, quien a étudié tous les effets, en ce qu’il prépare le parallélisme des fibressoumis à l’action des peignes, et qu’il permet de faire moins d’étoupes, etsurtout sensiblement moins de déchets, et de produire plus de fils debrin, ou, suivant la manière de s’exprimer des peigneurs, plus de rende-ment.
Cette peigneuse peut produire de 150 à 250 kilog., par jour, de lincoupé en trois, selon que la fibre en est plus ou moins forte, plus oumoins facile à diviser.
On conçoit aisément qu’un lin fort est plus difficile à peigner qu’un linplus faible ; d’un autre côté le lin à forte fibre étant destiné à des fils plusfins, le peignage doit en être plus complet afin que la matière soit plus