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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Ainsi, la caisse proprement dite se compose d’un plancher inférieur L,formé de madriers convenablement distancés qui reposent sur le châssishorizontal du train avec lequel on le rend solidaire, au moyen des équerresen fer in, et qui reçoivent des planches de sapin de 0 m 04 d’épaisseur, sim-plement rangées l’une contre l’autre en longueur, et clouées sur des tra-verses. Des montants verticaux M s’élèvent vers les quatre angles de ceplancher rectangulaire qui se prolonge un peu sur le devant pour les piedsdes hommes. Ces montants sont reliés à la partie supérieure par les barreslongitudinales O, et celles transversales O', auxquelles on a donné unecoupe correspondante à la forme cintrée que doit avoir le toit P de lacaisse. Ce toit lui-même est en planches minces assemblées et portées pardes chevrons légers en sapin n, cintrés également et reposant par leursextrémités sur les barres longitudinales O. Le tout est recouvert en zinc.
Les parois extérieures de la caisse sont aussi formées avec des planchesassemblées et rainées, mais elles ne sont pas toutes pleines ; on a dû ylaisser les jours nécessaires comme on va le voir.
Le compartiment antérieur dans lequel se placent les hommes est réel-lement compris entre les deux montants de devant M, et deux autres mon-tants parallèles Q, qui reçoivent sur une grande partie de leur hauteur, lacloison en planches o formant une séparation naturelle, mais surmontéed’une partie inclinée R qui est destinée au râtelier des chevaux, et qui estainsi disposé pour que de sa case même le domestique puisse leur donnerla paille et le foin nécessaires. Il peut aussi leur verser l’avoine dans l’augeinférieure S, placée à droite de la cloison, parce qu’on a ménagé dans lahauteur existante, entre cette auge et le râtelier, une large ouverture fer-mée par un panneau ou vantail mobile p, qui est assemblé à charnière parle haut. Un autre panneau p' existe également en contre-bas, pour per-mettre de prendre le foin ou la paille de réserve dans l’espace laissé libreentre la cloison, le dessous de l’auge, et la paroi cintrée T contre laquellepeut s’appuyer le poitrail des chevaux, et qui pour cela même est garnied’un coussin, afin qu’ils ne puissent s’y blesser.
La provision d’avoine a naturellement sa place sous le siège U du domes-tique. Le dessus de ce siège est alors aussi disposé à charnière pour s’ou-vrir à volonté; prolongé dans toute la largeur de la caisse, il offre toute lacapacité voulue, et peut au besoin, en garnissant toute la surface supé-rieure, recevoir, comme nous l’avons dit, plusieurs personnes L’entréede ces personnes a lieu par l’une ou l’autre des deux portes latérales V quiont la même hauteur que la caisse, et qui au milieu sont garnies d’un petitchâssis vitré w, comme on en a appliqué un sur la face de devant. On a déjàremarqué que celle-ci n’est pas verticale dans toute son étendue, sa partieinférieure est cintrée pour venir jusque sur le prolongement du plancher,afin de donner tout l’espace nécessaire aux pieds des voyageurs.
Les trois compartiments longitudinaux destinés à recevoir et à séparerles chevaux, sont simplement formés par des cloisons mobiles que l’on