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Tome dixième.
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MACHINES

A BASTIR ET A FEUTRER LES CHAPEAUX

ET AUTRES ARTICLES

PIE M. h AVI! Ii E

FABRICANT A PARIS .

(PLANCHE l re .)

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M. Laville, honorable manufacturier de Paris , avait envoyé à lExposi-tion universelle deux appareils fort intéressants, qui ont été remarquésdune manière toute particulière par un grand nombre de personnes.Les échantillons de feutres et de chapeaux, qui étaient également exposés,montraient les beaux résultats que lon peut obtenir avec de telles ma-chines, et par suite léconomie quelles permettent de réaliser dans unefabrication constante montée sur une certaine échelle (1).

Lun de ces appareils, appelé machine à bastir, ou bastisseuse, a pourobjet de réunir ou de condenser les poils autour dun cône en forme depain de sucre, jusquà produire une étoffe légère et vaporeuse duneépaisseur plus ou moins considérable.

Repuis longtemps déjà, on a essayé de faire des chapeaux de feutre enétalant, à laide dune brosse droite ou cylindrique, les poils ou les fila-ments de laine que lon veut feutrer, sur une forme percée de trous , delintérieur de laquelle on aspire lair, à laide dun ventilateur placé endessous, afin de porter et de retenir sur cette forme les poils qui y sontchassés vivement par la brosse. On obtient ainsi cette sorte détoffe oude couche nuageuse qui doit ensuite subir lopération du feutrage.

Cet appareil, dont lorigine paraît nous venir des États-Unis , et importépar MM. Burr et Taylor de New-York , a été sensiblement perfectionnépar M. Laville qui, en cherchant à lui retirer les inconvénients pratiquesquon lui reprochait, a su en faire une machine utile et susceptible derendre de bons services dans la fabrication spéciale des chapeaux de feutre.Le second appareil, qui est évidemment le plus important, et dont fin-it) M. Faure, ingénieur, professeur à lEcole centrale des arts cl manufactures, a rendu uncompte détaillé et très-favorable de ces machines dans le journal la Patrie ( du 5 octobre iSlis),et M. H. Féligot, ingénieur civil, en a également parlé favorablement dans louvrage inlilulé :Visites à lExposition universelle , publiée sous la direction de M. Tresca, ingénieur et sous-directeur du Conservatoire impérial des arls et métiers.