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Tome dixième.
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GARNITURES DE CARDES.

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longement de Taxe du cylindre cannelé D', et poussant constamment lechâssis du penteur ; de sorte que celui-ci est obligé de suivre le mouvementque lui impriment les différences de hauteur des touches g, pendant lamarche rotative de la rondelle des temps.

Pour pouvoir régler exactement ces différentes hauteurs, ce qui esttrès-important pour que les dents soient bien distancées, chaque toucheest filetée intérieurement pour recevoir laction des vis de rappel q 2 pri-sonnières sur le plateau g 3 . En tournant ces vis à droite ou à gauche, onéloigne ou on rapproche les touches indépendamment les unes des autrespour leur donner la saillie convenable, et une configuration pour la simplechaînette analogue à celle de la fig. 13, pl. 5, qui représente le dévelop-pement du plateau Q coupé par le centre des touches.

Ce plateau, pour recevoir son mouvement de rotation, est garni, sur sacirconférence, dune denture héliçoïde g 4 que commande une vis Q 1 (fig. 3).Cette vis est filetée à lextrémité dun arbre dont lextrémité opposée estgarnie dun pignon dangle Q 2 engrenant avec la roue Q 3 ; cette dernièreest fixée sur larbre G qui lui donne le mouvement quelle transmet,comme nous venons de le voir, à la rondelle des temps Q. La vitesse con-venable de cette rondelle doit être dune touche par chaque révolutionde larbre, puisque chaque touche doit faire avancer le penteur denvironla largeur dune double longueur de dent, afin quà chaque mouvementon laisse entre chacune des six dents boutées un espace libre égal à lalargeur dune dent.

Dans la fabrication dune carde, les dents ne sont pas posées vertica-lement les unes au-dessus des autres, cest pourquoi la rondelle des tempsest obligée davoir un aussi grand nombre de touches. Ce nombre estdéterminé par la disposition même de la carde. Ainsi il est de seize pourfaire les cardes dites simples chaînettes (fig. 32); pour les doubles chaî-nettes (fig. 33), il faut vingt-quatre touches; pour la française seulementhuit (fig. 34).

Seize touches sont nécessaires pour la simple chaînette, par exemple,parce que, comme nous lavons vu, ce genre de carde est divisé en quatretemps, cest-à-dire que pour bouter une rangée entière de dents, il a falluque la rondelle des temps ait tourné de quatre touches et quil faut que lecuir soit soulevé trois fois pour bouter trois autres rangées; ce qui faitquatre rangées de dents superposées et boutées diagonalement pour ter-miner le dessin de cette disposition de carde indiquée fig. 32.

On voit donc quau bout de quatre temps de marche la rondelle destemps a fait une entière révolution, et lon a fonctionné 4x4, soit seizefois le nombre des touches de la rondelle ; ce nombre multiplié par six,qui est la quantité des outils dans cette machine, fait quatre-vingt-seizedents de boutées pendant un tour de la rondelle.

Pour bouter une seconde série de quatre dents, lappareil recule doncdes quatre temps de marche quil a avancés, et revient à son point de