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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
départ en v, fig. 32, directement au-dessous de la première dent pour re-commencer indéfiniment le même travail.
On obtient le déplacement du cuir au moyen des deux cylindres can-nelés D et I) 7 (fig. 2 et 3). Sur l’axe du premier est placée une roue d’en-grenage droite R engrenant avec le pignon R', sur Taxe duquel est mon-tée la roue à rochet r. Cette roue est commandée par un roehet r' fixé aulevier r-.
Sur l’arbre second moteur G est fixé un pignon R 2 engrenant avec laroue R 3 dont l’axe est muni d’un pignon r 3 commandant la roue r* ; aveccette roue est fondue une partie circulaire garnie d’une coche s. Or,chaque fois que le galet placé à l’extrémité du levier r 2 tombe dans cettecoche, il fait descendre le rochet r' de quelques dents, mais aussitôtsorti de la coche, il remonte, et, par ce mouvement, entraîne la roue àrochet qu’il fait tourner d’une quantité égale au nombre de dents dontil était descendu, et avec elle le cylindre cannelé 1), puisque cette roueà rochet commande ce cylindre au moyen des roues R et R'.
On peut se rendre compte, par le rapport des engrenages, de quellefaible quantité on fait monter le cuir à chaque rotation de l’arbre moteur.On en voit la raison, puisque les rangées de dents superposées se tou-chent presque, comme l’indiquent ces échantillons, fig. 32, 33 et 34.
MARCHE GÉNÉRALE DE LA MACHINE A RUBANS.
Cette machine, telle que nous venons de la décrire, peut faire cin-quante tours à la minute en fonctionnant à bras d’homme, à l’aide d’unemanivelle, et soixante-dix tours au moyen d’une machine à vapeur oud’un moteur quelconque ; elle peut donc bouter trois cents à quatre centvingt doubles dents à la minute ; il suffirait, comme nous l’avons déjà dit,pour porter ce nombre à mille ou deux mille, de multiplier le nombre desoutils bouteurs.
Elle fonctionne sans intermittence de la manière que nous allons dé-crire, en nous occupant seulement des pièces travaillantes sans leur mou-vement respectif que nous venons déjà de voir séparément.
Aussitôt que le piqueur J commence à monter (fig. 15, pl. 4), lapince L saisit le fil préparé par le coudeur (fig. 14) et le conduit hori-zontalement devant les jumelles. Au fur et à mesure que la pince avancedevant chacune de ces dernières (fig. 16), un des crochets i saisit le fil,l’introduit et le maintient dans l’ouverture desdites jumelles (fig. 17 et 18),et ainsi de suite jusqu’à la fin de la course de la pince. Le fil est alorsmaintenu dans toute sa longueur par les crochets.
Pendant ce temps, le piqueur, qui a percé le cuir, commence à redes-cendre, les doubloirs arrivent à leur tour pour saisir le fil ; les crochets,pour laisser place à ces derniers, tombent tous à la fois, et le fil reste