GARNITURES DE CARDES. 91
maintenu entre les doubloirs O et les pistons h ! ‘ dans l’ouverture des ju-melles m (fig. 19 et 20).
La pince, qui tenait toujours l’extrémité coudée du fil, le lâche. Aumême instant toutes les cisailles agissent et coupent à la fois les six lon-gueurs pour la confection des six dents. La pince se met en mouvementpour retourner à sa place primitive chercher un nouveau fil que lui pré-pare le coudeur.
Maintenant que le fil est coupé, les doubloirs peuvent agir à leur touret former les doubles dents, ce qui est obtenu très-aisément à l’aide desrainures pratiquées dans les jumelles, lesquelles guident et maintiennentparfaitement le fil pendant sa rentrée (fig. 21 et 22). Durant cette opé-ration la pince est amenée à l’extrémité de sa course, elle tombe et prendun nouveau ül préparé par le coudeur.
C’est à cet instant que l’appareil bouteur avance pour introduire lesdents dans le cuir; arrivés au bout de la course, les doubloirs lâchent lesdents (fig. 22 et 23), et les pistons les enfoncent dans le cuir, ainsi quel’indique la fig. 24.
L’appareil bouteur retourne à sa place et le courbeur ou croqueur(fig. 25 et 26) vient terminer l’opération en donnant aux dents l’incli-naison nécessaire.
C’est alors que la rondelle des temps agit sur le penteur pour le pousserd’une quantité convenable, suivant qu’elle est disposée pour une des troisarmures les plus en usage, simple chaînette, fig. 32, double chaînette,fig. 33, ou celle dite française, fig. 34.
MACHINES A BOUTER LES PLAQUES DE CARDES.
Ces machines ne diffèrent de celle que nous venons de décrire, quepar la disposition et le mouvement du penteur qui maintient la plaque decuir.
On a vu que dans la machine à rubans le cuir était soulevé après chaquerangée de dents boutées par une combinaison de leviers agissant sur unencliquetage que faisait tourner un cylindre cannelé, lequel entraînait lecuir.
Un mécanisme semblable est adapté à la machine à bouter les plaques;seulement dans celle-ci le cuir, au lieu d’être simplement attiré par uncontre-poids, est solidement assujetti par un cadre en fer sur un châssisen fonte de la dimension de la plaque à bouter, et qui n’est autre que lepenteur proprement dit.
Il s agit donc de déplacer ce penteur d’une très-faible quantité, commeon déplaçait le cuir. On obtient ce résultat également par des leviers etun encliquetage, seulement la roue à rochet, au lieu d'actionner un cy-lindre cannelé, est montée à l’extrémité d’un arbre sur lequel sont mon-