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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

tées deux roues dangle engrenant avec deux pignons. Les arbres de cespignons sont filetés, et deux écrous fixés au penteur font monter ce der-nier chaque fois que le cliquet agit sur la roue à rocliet, exactement dansles mêmes conditions que dans la machine à bouter les rubans de carde.

OBSERVATIONS PRATIQUES SUR LES GARNITURES DE CARDES.

Pour cette opération si délicate et si compliquée du boutage des cardes,il importe dobtenir la plus grande régularité dans le travail, et de faireen sorte que le produit présente à lacheteur le meilleur coup dœil. Ilfaut que toutes les dents soient également espacées, et en même tempsdégale longueur. Une carde qui renferme des pieds longs, cest-à-dire desdents plus longues que les autres, peut être refusée.

Aussi, malgré tous les soins apportés dans la fabrication, malgré toutela précision avec laquelle les machines fonctionnent, il est toujours né-cessaire dhabiller les cardes avant de les livrer, cest-à-dire de les re-passer toutes, pour que les dents paraissent également bien régulières.Pour cela, les ouvriers ou les femmes, chargés de ce travail, et logés dansun atelier spécial, ont un redressoir, une sorte de règle ou de couteaudroit et mince, quils passent entre chaque rangée de dents, afin de re-dresser celles qui pourraient se trouver plus ou moins inclinées dun côtéou de lautre, comme aussi, un très-petit tube dacier, dans le bout duquelon fait pénétrer lextrémité de la dent dont on veut redresser ou recourberplus ou moins le crochet qui nest pas régulier.

Les hommes qui habillent ainsi les rubans de cardes, acquièrent unetelle habileté dans cette opération, que la plupart gagnent, à leurs pièces,de 5 à 6 francs par jour.

Les cardes, malgré tous les soins apportés dans leur confection, sontsusceptibles, quand on les monte sur les cylindres ou les tambours quellesdoivent garnir, non-seulement de suser par le travail, mais encore de sedéformer plus ou moins dans quelques parties. Il se forme ce que lonappelle des cavaliers, des dents sallongent en se dérangeant, ou en sin-clinant plus que dautres, ce qui est très-nuisible à lopération du cardage,surtout lorsqu'on carde des laines fines.

Il convient, pour que cet inconvénient se présente le plus rarement pos-sible, de ne pas planter les dents droites, perpendiculaires à la bande decuir ou de caoutchouc dans lesquelles elles sont boutées.

On comprend, en effet, que dans cette position la dent est susceptiblede sallonger, cest-à-dire de paraître plus longue, de désaffleurer la sur-face des pointes lorsque, par un obstacle quelconque dans le cardage,son crochet est forcé et se relève, cest ce quil est facile de voir par lafig. B, pl. i.

La pointe du crochet dépasse lorsquil est redressé.