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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
tées deux roues d’angle engrenant avec deux pignons. Les arbres de cespignons sont filetés, et deux écrous fixés au penteur font monter ce der-nier chaque fois que le cliquet agit sur la roue à rocliet, exactement dansles mêmes conditions que dans la machine à bouter les rubans de carde.
OBSERVATIONS PRATIQUES SUR LES GARNITURES DE CARDES.
Pour cette opération si délicate et si compliquée du boutage des cardes,il importe d’obtenir la plus grande régularité dans le travail, et de faireen sorte que le produit présente à l’acheteur le meilleur coup d’œil. Ilfaut que toutes les dents soient également espacées, et en même tempsd’égale longueur. Une carde qui renferme des pieds longs, c’est-à-dire desdents plus longues que les autres, peut être refusée.
Aussi, malgré tous les soins apportés dans la fabrication, malgré toutela précision avec laquelle les machines fonctionnent, il est toujours né-cessaire d ’habiller les cardes avant de les livrer, c’est-à-dire de les re-passer toutes, pour que les dents paraissent également bien régulières.Pour cela, les ouvriers ou les femmes, chargés de ce travail, et logés dansun atelier spécial, ont un redressoir, une sorte de règle ou de couteaudroit et mince, qu’ils passent entre chaque rangée de dents, afin de re-dresser celles qui pourraient se trouver plus ou moins inclinées d’un côtéou de l’autre, comme aussi, un très-petit tube d’acier, dans le bout duquelon fait pénétrer l’extrémité de la dent dont on veut redresser ou recourberplus ou moins le crochet qui n’est pas régulier.
Les hommes qui habillent ainsi les rubans de cardes, acquièrent unetelle habileté dans cette opération, que la plupart gagnent, à leurs pièces,de 5 à 6 francs par jour.
Les cardes, malgré tous les soins apportés dans leur confection, sontsusceptibles, quand on les monte sur les cylindres ou les tambours qu’ellesdoivent garnir, non-seulement de s’user par le travail, mais encore de sedéformer plus ou moins dans quelques parties. Il se forme ce que l’onappelle des cavaliers, des dents s’allongent en se dérangeant, ou en s’in-clinant plus que d’autres, ce qui est très-nuisible à l’opération du cardage,surtout lorsqu'on carde des laines fines.
Il convient, pour que cet inconvénient se présente le plus rarement pos-sible, de ne pas planter les dents droites, perpendiculaires à la bande decuir ou de caoutchouc dans lesquelles elles sont boutées.
On comprend, en effet, que dans cette position la dent est susceptiblede s’allonger, c’est-à-dire de paraître plus longue, de désaffleurer la sur-face des pointes lorsque, par un obstacle quelconque dans le cardage,son crochet est forcé et se relève, c’est ce qu’il est facile de voir par lafig. B, pl. i.
La pointe du crochet dépasse lorsqu’il est redressé.