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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Plusieurs autres personnes, dont les noms sont connus dans l'industrie,ont aussi exposé des machines spéciales pour travailler le bois. Nousdevons citer, en particulier, M. Sautreuil, de Fécamp , qui a établi chezM. Trémois, à Àuteuil, des appareils à dresser les planches et les frises deparquets, et aussi des appareils à faire les rainures et les languettes dansces mêmes frises. Nous citerons en même temps M. Quétel, de Paris , an-cien associé et directeur de la maison Trémois, et qui a acquis beaucoupd’expérience dans cette branche d’industrie.
Cet inventeur a eu l’idée de rassembler en une seule et même machineles trois opérations relatives à la fabrication des parquets, et qui antérieu-rement se faisaient chacune séparément (1). Ainsi sur le même appareil setrouvent les bouvets rotatifs qui servent à raboter ou à dresser la face dechaque frise, et les outils destinés, les uns à tailler la rainure, les autres lalanguette, en tournant sur des axes verticaux, pendant que la frise avanceau fur et à mesure qu’elle est dressée. Cette machine se distingue surtoutpar la précision avec laquelle elle opère, et par le peu d’emplacementqu’elle occupe. Tous les organes qui la constituent sont tellement biencoordonnés qu’ils fonctionnent avec un emsemble parfait.
Les deux machines exposées par M. Sautreuil sont également construitespour remplir le même but. L’une paraît être plus spécialement destinée àfabriquer les frises de parquet, et l’autre à dresser et façonner des boisde fortes dimensions, comme les bordages des navires. Le constructeur acherché, dans ces machines, à rapprocher autant que possible les fraisesou porte-lames qui font la rainure et la languette du tambour horizontalqui porte les couteaux à raboter ou à dresser, et en même temps à lesmettre exactement en regard l’un de l’autre, tandis que M. Quétel, préoc-cupé d’une difficulté pratique, de l’extrême précision à obtenir surtoutdans les frises de chêne, les a éloignés au contraire pour mieux suivre letravail, et a, par suite, été entraîné à des dispositions particulières pourbien guider et maintenir le bois. Il a voulu, en outre, arriver à débiter desbouts de frise n’ayant pas plus de 50 à 60 centimètres de longueur.
Du reste, dans chacune de ces machines les fraises sont disposées pourse rapprocher ou s’écarter selon la largeur des planches, comme aussi pourmonter ou descendre suivant leur épaisseur, et par suite déterminer laplace exacte de la languette ou de la rainure.
M. Nelson Barlow, de New-York , a envoyé une machine à raboter lebois qui est d’une disposition très-simple, mais qui, à la vérité, ne remplitqu’une seule condition, celle de dresser des planches. Elle se compose,comme dans les machines qui précèdent, d’un cylindre rotatif à couteaux,avec cette particularité que le bois est conduit au-dessus des lames. Il estamené par deux rouleaux horizontaux, superposés de manière que lors-
(l) Nous avons publié dans le tome vii® une première machine à fabriquer, par une seule opé-ration, les frises de parquets, et due à SI. Bandai.