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Tome dixième.
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MACHINES A TRAVAILLER LE BOIS.

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quune planche est presque achevée, on puisse la faire suivre immédiate-ment par une autre sans arrêter la machine, ce qui a lieu dans tous lesappareils de ce genre, comme dans les scieries à cylindres. Du reste,comme on la reconnu depuis plusieurs années dans divers établissementsfrançais , lavancement du bois se fait en sens contraire de la rotation desporte-lames, ce qui évite les éclats. Une plaque de guide a été rapportéeau-dessus du cylindre pour régler lépaisseur du bois à raboter. On peutfacilement enlever les couteaux et les remettre en place, attendu que toutela partie supérieure est mobile sur laxe du porte-lames, et quon peut, decette sorte, la baisser de façon à lui donner libre accès.

Cette raboteuse produit, suivant lauteur, 270 à 300 mètres de sapinpar heure, sur 52 à 53 centimètres de largeur, soit environ 3,000 mètrespar journée de dix heures. Lépaisseur du bois peut varier depuis 18 jus-quà 75 millimètres.

Dans lexposition du Canada on a aussi remarqué la machine à raboterles planches de M. Munro qui ne coûte que 2,800 francs. Composée duntambour porte-couteaux qui tourne horizontalement comme les bouvetsordinaires des machines françaises, cette machine fait en même temps lesrainures et les languettes, au moyen de deux fraises montées sur desaxes verticaux, dont les supports sont à coulisse, contre une traverse defonte dressée, afin de se rapprocher ou de sécarter de la quantité voulue,laquelle est assez considérable, puisque les couteaux du tambour nontpas moins de 35 centimètres de longueur, ce qui permet de dresser etde rainer des planches de cette largeur. Les fraises sont très-proches dubouvet, comme dans les machines de M. Sautreuil, et outre les cylindresdappel disposés au delà, lauteur a eu soin de placer tout contre les cou-teaux du tambour un petit rouleau de pression que lon règle par deuxvis, et qui force le bois à se maintenir sur la table, pendant quil estraboté. Les poulies et le tambour de commande sont placés sous la table,qui est en bois comme tout le bâti.

Nous devons dire un mot de 1établi mécanique de menuisier, exposéau nom de William Roddey, et qui, malgré tout ce quil réunit, nest portéquà 2,000 francs. Cet établi, formé dune grande table en bois, dunesuperficie de 6 à 7 mètres carrés, comprend :

Une scie circulaire à grande vitesse, pour débiter les bois à sectioncarrée ou rectangulaire ;

Un rabot circulaire, composé dun mandrin rotatif à plusieurs lames,pour dresser les surfaces, avec un conducteur à pression que lon règle àvolonté; ce rabot peut être remplacé au besoin par dautres dont leslames, au lieu dêtre droites, sont découpées suivant les formes géomé-triques pour faire des moulures;

Sur le côte parallèle de létabli est aussi un porte-lames horizontal, des-tiné plus spécialement a faire des rainures ou des languettes longitudinales ;

Et vers lautre bout, dun côté est une mèche horizontale animée dun