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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
rapide mouvement de rotation, pour percer des trous dans la pièce debois et au besoin préparer les mortaises ;
Puis de l’autre, deux fraises ou bouvets rotatifs superposés, et précédésd’une scie circulaire, pour couper et dresser les deux faces de tenons, enarasant en même temps le bout;
Enfin, une petite scie à chantourner termine l’appareil ; composée d’unelame étroite et mince, appliquée à un châssis vertical, auquel on imprimeun mouvement de va-et-vient très-rapide, cette scie sert à débiter les boiscourbes de toutes formes; employée très-souvent dans l’ébénisterie, elleest aussi susceptible de rendre des services dans la menuiserie, soit pourla confection des modèles, soit pour bien des objets en usage dans lesbâtiments.
On comprend qu’une telle machine, dans de grands ateliers qui occu-pent beaucoup de monde, est réellement indispensable ; car elle peut, des-servie avec trois ou quatre hommes, faire autant de travail que 25 à 30 ou-vriers bien occupés à leur établi.
M. R'oddey est aussi l’auteur d’une autre machine simple à raboter lesplateaux de bois, et qui est construite sur le même système que cellesdéjà exposées en 1851 à Londres , et dont un spécimen a été acheté par leConservatoire des arts et métiers à Paris . Elle se compose d’un disquehorizontal en fonte, monté à la partie inférieure d’un axe vertical quireçoit un mouvement de rotation rapide, pendant que la pièce de bois àdresser avance lentement. Ce disque porte plusieurs couteaux qui rayon-nent vers sa circonférence, et qui, en tournant, enlèvent toute la super-ficie du bois, suivant des portions de cercle.
Nous avons publié, dans le i er volume de notre Recueil, une ma-chine de M. Cartier, propre à tailler les queues ou les tenons des dentsde bois, dont le principe a beaucoup d’analogie avec ce genre de ma-chine ; toutefois les lames travaillent non-seulement par leur arête infé-rieure, mais encore par le bout qui est également à arête vive, afin delimiter exactement le tenon.
Deux autres petites machines sont exposées par le Canada , et toutesdeux destinées au même usage, quoique d’ailleurs établies sur des prin-cipes différents. Elles servent à fabriquer des bâtons ou des tiges cylin-driques en bois ; la première, à l’aide d’un outil tranchant logé dans unmandrin conique qui est adapté à l’extrémité d’un arbre creux tournantrapidement, la seconde à l’aide de deux outils montés à l’extrémité dedeux axes parallèles superposés qui ont chacun la forme d’un demi-cercletranchant à l’intérieur, de manière à attaquer l’une la moitié supérieurede la tringle, et l’autre, en dessous, la partie inférieure.
La première de ces deux machines est bien connue en France , où onen a fait diverses applications, et en particulier pour fabriquer des fossetsou des bondes ou bouchons coniques.
Nous décrirons prochainement les machines à mortaiser et plusieurs