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MACHINES A TRAVAILLER LE BOIS.
autres outils à bois que nous avons relevés à l’Exposition. En attendantnous espérons qu’on verra avec quelque intérêt la machine double deM. Cart, pour dresser les frises et autres planches et pour y faire aussi lesrainures et les languettes.
Ces trois opérations du dressage, du rainage et du languettage, se fontsur le même appareil, mais séparément et avec des outils différents.
Le but de l’auteur, en combinant une telle machine, a été de diminuer,d’une part, les frais d’achat et d’entretien ; car alors il peut faire pour5,000 francs ce qui en coûte habituellement le double ; et d’un autrecôté, les frais de main-d’œuvre et de temps,, parce qu’il est évident qu’ilfaut moins de monde pour diriger une seule machine que pour en alimen-ter trois, et que, comme les opérations peuvent se suivre plus régulière-ment, il y a, par suite, moins de temps perdu.
DESCRIPTION DE LA MACHINE REPRÉSENTÉE SOR LES FIGURES DE LA PL. 7.
La fig. 1 est une élévation longitudinale de la machine entière, toutemontée, et prête à fonctionner.
La fig. 2 représente le plan général vu en dessus.
La fig. 3 en est une coupe verticale faite sur la longueur, vers le mi-lieu suivant la ligne 1-2 du plan.
La fig. 4 en est une section transversale faite par l’axe principal, sui-vant la ligne 3-4.
Les fig. 5 et 6 représentent, en coupes verticales, les détails de quel-ques pièces essentielles du mécanisme principal.
On reconnaît d’abord, par ces figures, que la machine comprend deuxparties distinctes, quoique fonctionnant en même temps.
L’une est celle relative au dressage ou au rabotage des planches,
L’autre est celle relative à la rainure et à la languette.
Nous allons les décrire successivement.
Du dressage ou rabotage des bois. — La première opération s’effec-tue à l’aide du porte-outils A, monté sur l’axe horizontal en fer B, auquelon transmet une vitesse de rotation très-rapide par la poulie motrice C.
Ce porte-outils se compose d’un manchon en fonte ajusté et claveté surl’arbre, et recevant à plat, sur le contour extérieur, les lames d’acier a,que l’on dispose sur des plans différents, afin de leur faire attaquer desportions distinctes de la surface du bois. Ainsi, deux de ces lames peuventdresser une frise b , pendant que les deux autres dressent la frise voi-sine b' (fig. 4). Par cette disposition, l’une des lames dégrossit et l’autreachève immédiatement.
Il résulte de cet agencement que, par les frises ordinaires en chêne,de 6 à 12 centimètres de largeur, on fait, ou du moins l’on peut toujoursdresser deux frises à la fois. Quand on opère sur des planches de 25 à30 centimètres de large, les deux séries de lames travaillent chacune sur