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Tome dixième.
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MACHINES A TRAVAILLER LE BOIS.

autres outils à bois que nous avons relevés à lExposition. En attendantnous espérons quon verra avec quelque intérêt la machine double deM. Cart, pour dresser les frises et autres planches et pour y faire aussi lesrainures et les languettes.

Ces trois opérations du dressage, du rainage et du languettage, se fontsur le même appareil, mais séparément et avec des outils différents.

Le but de lauteur, en combinant une telle machine, a été de diminuer,dune part, les frais dachat et dentretien ; car alors il peut faire pour5,000 francs ce qui en coûte habituellement le double ; et dun autrecôté, les frais de main-dœuvre et de temps,, parce quil est évident quilfaut moins de monde pour diriger une seule machine que pour en alimen-ter trois, et que, comme les opérations peuvent se suivre plus régulière-ment, il y a, par suite, moins de temps perdu.

DESCRIPTION DE LA MACHINE REPRÉSENTÉE SOR LES FIGURES DE LA PL. 7.

La fig. 1 est une élévation longitudinale de la machine entière, toutemontée, et prête à fonctionner.

La fig. 2 représente le plan général vu en dessus.

La fig. 3 en est une coupe verticale faite sur la longueur, vers le mi-lieu suivant la ligne 1-2 du plan.

La fig. 4 en est une section transversale faite par laxe principal, sui-vant la ligne 3-4.

Les fig. 5 et 6 représentent, en coupes verticales, les détails de quel-ques pièces essentielles du mécanisme principal.

On reconnaît dabord, par ces figures, que la machine comprend deuxparties distinctes, quoique fonctionnant en même temps.

Lune est celle relative au dressage ou au rabotage des planches,

Lautre est celle relative à la rainure et à la languette.

Nous allons les décrire successivement.

Du dressage ou rabotage des bois. La première opération seffec-tue à laide du porte-outils A, monté sur laxe horizontal en fer B, auquelon transmet une vitesse de rotation très-rapide par la poulie motrice C.

Ce porte-outils se compose dun manchon en fonte ajusté et claveté surlarbre, et recevant à plat, sur le contour extérieur, les lames dacier a,que lon dispose sur des plans différents, afin de leur faire attaquer desportions distinctes de la surface du bois. Ainsi, deux de ces lames peuventdresser une frise b , pendant que les deux autres dressent la frise voi-sine b' (fig. 4). Par cette disposition, lune des lames dégrossit et lautreachève immédiatement.

Il résulte de cet agencement que, par les frises ordinaires en chêne,de 6 à 12 centimètres de largeur, on fait, ou du moins lon peut toujoursdresser deux frises à la fois. Quand on opère sur des planches de 25 à30 centimètres de large, les deux séries de lames travaillent chacune sur