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Tome dixième.
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J 06

PUBLICATION 1NMJSTU1ELLE.

une partie, de telle sorte que toute la surface est également dressée, mal-gré sa grande largeur.

Les planches ou les frises, quelle que soit dailleurs leur largeur, re-posent sur une table dressée en fonte D, dont on règle exactement lahauteur daprès lépaisseur même des bois. A cet effet, elle est fondueavec des oreilles ou parties saillantes d, qui sont ajustées à coulisse dansles montants verticaux E, et qui reçoivent des écrous en bronze e que tra-versent les vis de rappel F de même pas.

Ces vis se prolongent au-dessous de la plaque E', qui est fondue de lamême pièce avec les montants E, pour porter les petites roues dangle G,qui engrènent en même temps avec des roues égales et correspon-dantes G 7 , montées sur le même axe horizontal en fer H. Celui-ci se pro-longe, dun bout, jusquau dehors de lappareil, afin de recevoir, quand ilest nécessaire de le faire tourner, une manivelle que lon rapporte à sonextrémité et que lon manœuvre à la main.

On voit sans peine que, suivant le sens dans lequel on tourne cet axe,on fait monter ou descendre la table mobile D et tout ce quelle porte, etpar suite on en règle rigoureusement la place suivant lépaisseur des frisesou des planches.

Celles-ci reposent, en outre, de chaque côté de la table, sur des rou-leaux ou cylindres unis en fonte I, qui peuvent tourner librement sur eux-mêmes et qui, pour suivre exactement la marche ascensionnelle de cettetable, quand on la change de place, ont justement leurs axes portés pardes espèces de chaises ou de consoles c fondues ou solidaires avec celle-ci,comme le montrent les figures.

Par conséquent, la surface supérieure de la table, et les génératricessupérieures des deux rouleaux sont exactement dans le même plan hori-zontal sur lequel se trouve le côté inférieur ou le dessous des frises.

Ces dernières sont, en outre, pressées en dessus par deux autres cylin-dres J, J', dont les axes sont ajustés dans les boites J 2 (voir le détail fig. 5)munies intérieurement des ressorts à boudin;' 2 . On règle la tension deces ressorts au moyen de la vis à tête méplate K 1 . Ce système de coussi-nets mobiles offre lavantage de donner une pression élastique au bois,quelle que soit sa surface unie ou bossuée.

Le premier des cylindres, celui J (fig. 3), placé en arrière de la ma-chine, est cannelé sur toute sa circonférence, afin de servir, en tournant,à faire avancer le bois. Pour cela il nest pas libre, comme lautre F placéparallèlement du côté opposé, il reçoit un mouvement de rotation par lamachine même, au moyen de la disposition suivante :

Sur son axe est une ppulie en fonte K (fig. 1 et 2) qui est commandéepar une poulie plus petite K' (si on craignait le glissement, on pourraitremplacer ces deux poulies par deux roues dengrenage commandées parune chaîne). Laxe/de la poulie K/, parallèle au précédent, est prolongésur toute la largeur existante entre les deux bâtis L de lappareil, afin de