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Tome dixième.
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NAVIRES A VAPEDR.issue à leau que refoule le piston, pour la projeter dans le môme réser-voir J.

La construction de ces clapets daspiration et de refoulement est assezparticulière et trop intéressante pour que nous ne nous y arrêtions pas uninstant. Aussi nous en avons représenté un en détail, de face et en coupe,sur les fig. 3 et 4.

Ils se composent de deux parties mobiles o et o', en métal et à jours,entre lesquelles est interposée une lame épaisse de caoutchouc vulcanisé,qui ferme très-hermétiquement toute la superficie de louverture ména-gée dans le siège proprement dit O, au-dessus duquel sont rapportées lesespèces de ponts de fer p servant à limiter la course extrême des clapets.

Lagencement de ces derniers est dailleurs tel, que chacune des deuxparties superposées qui les composent ne souvrent pas simultanément;lune se soulève dabord, et lautre ensuite, et réciproquement pour lafermeture. Cette disposition a le mérite de ne pas occasionner de bruit,de secousse pendant le travail de la machine, quelles que soient dail-leurs les dimensions des pompes et par suite des clapets qui y sont appli-qués.

La pompe alimentaire M qui doit fournir leau à la chaudière est icisupposée fondue avec le couvercle supérieur de la pompe à air, et estgarnie entièrement dun fourreau en cuivre. Sur le côté et un peu au-dessus se trouve la chapelle ou boite à clapets, qui renferme la soupapedaspiration r dont le siège nest autre quune douille verticale, mise encommunication par la valve g , que lon manœuvre à la main, avec lacuvette J du condenseur. La seconde soupape r ', qui est directement au-dessus de la première, laisse sortir leau refoulée par le tuyau g' que lonprolonge jusquau générateur.

Mécanisme de changement de marche. Si nous navons eu aucuneparticularité à faire ressortir relativement à la distribution de la vapeuraux cylindres, nous devons du moins nous arrêter sur le mécanisme ingé-nieux destiné à effectuer le changement de marche.

Le constructeur a cherché à rendre cette manœuvre très-facile, et sansfatigue pour le conducteur.

À cet effet, il a ajusté sur larbre moteur B, en dehors de son touril-lon c, une bague ou manchon à griffe y (fig. 7 et 8), qui sengage dansla coche ménagée à la base ou à lune des extrémités dune douille mo-bile z, qui est solidaire, par lautre bout, avec lune des excentriques T,et portant à frottement doux, la seconde excentrique semblable T / , et versle milieu de sa longueur le disque ou plateau de fonte R, strié en denturesangulaires très-fines sur toute sa circonférence.

Ce disque est retenu latéralement entre deux embases, et les colliersà leviers S et S' (fig. 2, 5 et 6), qui sont reliés à chaque extrémité par unpetit axe t, dans lequel est une sorte de toc i', également strié, afin desengager au besoin dans les stries du plateau. Deux tringles obliques Q et (V,