PCBLICATON INDUSTRIELLE.
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expériences, les hélices à deux ailes auraient moins de recul que celles avec quatreailes ; et la différence peut être attribué à la résistance moindre que les premièreséprouvent à l’arête coupante de leurs ailes.
Celles à six branches, essayées sur le Pélican , n’étaient pas des types très-favo-rables, en ce que l’arête coupante étant épaisse éprouvait une résistance considé-rable à séparer l’eau.
Cependant on trouva, en général, qu’il existait entre les hélices à quatre et à sixailes une relation semblable à celle qui se présente entre celles à deux et à quatrebranches.
On essaya aussi une hélice à deux ailes, qui avait à l’entrée un pas croissant surun quart de la longueur, les trois autres quarts étaient formés avec un pas uni-forme ; mais avec cette sorte d’hélice le recul fut trouvé aussi grand qu’avec cellesemployées ordinairement, parce qu’il était mesuré par celui de la partie posté-rieure.
Toutefois, l’utilisation des hélices à pas croissant fut trouvée un peu plus grandeque celle des hélices à pas uniforme, c’est-à-dire que le résultat était meilleur, rela-tivement à la force employée.
Pour confirmer la loi de la variation du recul, soit en fonction de la résistanceabsolue ou du carré du diamètre de l’hélice, ou, ce qui est plus simple, en fonctionde la résistance relative du navire, il est nécessaire de choisir des hélices ayant lemême nombre d’ailes, la même fraction de pas et le même rapport du pas au dia-mètre, et de tracer une courbe avec les résistances relatives pour abscisses et lescoefficients de recul pour ordonnées.
La loi de la variation peut être aussi exprimée par une formule qui sera, par lefait, l’équation de la courbe en question.
Si nous prenons pour exemple les hélices à quatre branches,
Avec une fraction de pas de 0,375,
Le rapport du pas au diamètre égal à 2,55,
Et les diamètres variés de 1 m 68, 2<»05 et 2 ra 50;
Alors les résistances relatives auront les valeurs respectives de
K X 3,643, K x 2,446 et K X 1,644.
Les expériences donnèrent pour les coefficients de recul respectifs de ces hélices0,4304, 0,348 et 0,292,avec une vitesse de 9',5 nœuds.
Ainsi les différences entre les coefficients sont proportionnelles aux différencesentre les résistances relatives, et nous pouvons transcrire cette loi empirique patl’équation
p = 0,718 + 0,0693 X b,
qui, dans le cas des hélices dont il est question, exprime le coefficient de recul®termes de la résistance relative et d’une quantité dépendant des proportions àl’hélice.
En cherchant, au moyen de cette équation, à déterminer la résistance relativequi répond à un recul de 0,455, trouvé à bord du Pélican , lorsqu’il remorquait!®brick le Fabert , et qui a été corrigé de l’influence du vent, nous voyons que svaleur est
K X 0,400 ;