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Tome dixième.
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PRESSE LITHOGRAPHIQUE MÉCANIQUE. 171

fait lobjet de son addition revient à la fixité du râteau et à la mobilité de la pierre,lencrage et le mouillage étant mobiles.

Lencrage et le mouillage ont particulièrement occupé linventeur. En donnant auxrouleaux de lencrage, des vitesses différentes, il opère entre eux un broiement etune grande division de lencre.

Sans revenir à lencrier, le rouleau encreur va et vient plusieurs fois sur la pierre,ce qui, suivant lauteur, est indispensable pour bien purger la pierre et égaliserlencrage. En outre cet encrage est gradué ; linventeur pense quil ne suffit pas queles rouleaux aillent et reviennent sur la pierre, mais quil est indispensable que lepremier encrage soit lent pour laisser à lencre le temps dadhérer. En rendant lesecond passage plus prompt, on débarrasse la pierre du surcroît dencre et on pré-vient toute espèce dempâtement par la rapidité du troisième encrage.

Le mouillage placé sur le côté de la presse se fait à angle droit de lencrage, carson rôle nest pas seulement de mouiller la pierre , mais encore de la débarrasser detoute substance nuisible. Cest ce quexécute un rouleau garni déponges, animé dedeux mouvements de rotation ; lun quil acquiert par sa friction sur la pierre, lautrequil obtient dun pignon que porte son axe et qui engrène dans une crémaillère. Onimite ainsi la variation du travail manuel, que le rouleau complète, lors de son retour,en présentant des éponges sèches, qui essuient la pierre.

La table qui porte la pierre est supportée avec une certaine élasticité pour éviterla rupture des pierres sous la pression.

Lorsque la pression est terminée, la table revient subitement à sa première place,ce qui produit une économie de temps.

Tous ces mouvements sont effectués à laide de dispositions ingénieuses, qui fontcependant de cette presse une machine compliquée.

M. Woods, a pris, le 1 er mars 1845, un brevet pour une presse mécanique, appli-cable plutôt à la zincographie. La feuille de zinc est roulée autour dun cylindre etpourrait être remplacée par une pierre lithographique cylindrique. Un cylindre supé-rieur, chargé dun levier et dun poids, donne la pression aux feuilles de papierquamène successivement entre eux un chariot, qui va et vient sur des roues, de latable du margeur aux cylindres. Des cordes, un contre-poids, des cames et des leviers,composant un mécanisme compliqué et peu intelligible dans le brevet, produisent ceva-et-vient.

Lauteur emploie deux encreurs dont le second est chargé dune encre plus épaisseque le premier. Lencre est prise de la table (cylindre) de lencrier par un cylindrevoyageur, qui la distribue à dautres rouleaux qui la répartissent et la distribuent,dune manière qui a quelque analogie à ce qui se fait dans les presses typographiquesordinaires.

Le mouillage seffectue avant chaque encrage à laide de cylindres et de frotteurs,recouverts de cordes en toile roulée, et qui sont animés dun mouvement longitudinalde va-et-vient.

Le brevet pris la même année (11 juillet) par M. Hellrigel, décrit seulementlapplication dun encrage, dun mouillage et dune pression mécaniques à une presseà crémaillère marchant à la main.

Le 23 février 1846, M. Vaté a pris un premier brevet pour une presse litho-graphique.

M. Lacroix a obtenu, en 1846, un brevet dinvention pour une machine dont lapiece principale est un prisme triangulaire, monté horizontalement sur deux tou-