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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

rillons, et portant une pierre sur chaque face. Ce prisme tourne dune manièreintermittente. A lune des faces correspond le mouilleur; à une autre lencreur, et àla supérieure le râteau ou le cylindre qui donne limpression.

De la sorte, tandis quune pierre se mouille, la deuxième sencre et la troisièmeimprime. Puis le prisme fait un tiers de révolution ; la pierre qui vient dêtre mouilléesencre, celle qui vient de recevoir lencre imprime, et celle qui a imprimé se retrouveau mouillage, et ainsi de suite.

M. et M me Salomon ont demandé, le 28 novembre 1846, le brevet dinvention dequinze ans, dans lequel ils décrivent une presse mécanique de la disposition sui-vante :

La pierre est placée sur une table qui reçoit son va-et-vient dun cylindre qui aaussi pour but de supporter la pression du râteau. La rotation de ce cylindre a lieualternativement dans un sens et dans lautre, par leffet dune crémaillère articuléeà une manivelle, et engrenant avec un pignon auquel elle transmet son mouvementalternatif.

Au-dessus est située une table cylindrique, échancrée sur une partie de sa circon-férence, égale au moins à la pierre. Dans cet évidement est logé le râteau qui, empê-chant demployer pour cette table cylindrique un axe avec des rayons, a obligé àdisposer à chaque bout de la table un bâti avec une rainure annulaire, et dans cesrainures tournent les bouts de cette table cylindrique. Le centre des bâtis est percédune grande ouverture pour laisser passer la commande du râteau, qui se présentecomme nous lavons dit à louverture de la table, au moment celle-ci est en baset la pierre passe dessous. La table cylindrique est munie dun tympan et dunepince, qui entraîne la feuille de papier, que fournit le margeur, sous le râteau etsur la pierre.

Les rouleaux encreurs reçoivent lencre dun plateau monté sur le chariot et mar-chant avec lui. Ce plateau est monté sur un pivot et tourne sur lui-même dun quartde tour, en se rendant de lencrier aux rouleaux encreurs. De la sorte, il est touchépar ces derniers à angle droit de la touche de lencrier, ce qui a lavantage de bienrépartir lencre.

Enfin, les auteurs mentionnent comme application importante, lemploi dun freinqui régularise la marche de la table cylindrique, dans les moments la pressionnayant pas lieu, sa résistance énorme ne se fait pas sentir.

M. de Labarrussias, dont nous avons déjà parlé, a pris un brevet dinventionle 9 février 1847, et une addition le 8 février 1848 pour une presse mécanique, danslaquelle le va-et-vient du chariot sobtient d'une bielle attachée à une manivelle delarbre moteur. Lauteur emploie le râteau. Le cuir de pression passe autour duncylindre situé au-dessus. Un cylindre inférieur reçoit la pression en soutenant lechariot.

Lencrier est dun côté du râteau, le mouillage de lautre; le margeur livre lesfeuilles à des rubans qui lamènent sous le râteau en même temps que la pierre y arrive.

Dans la presse brevetée le 12 juillet 1847 par M. Grimault, le chariot marche parle moyen de courroies qui senroulent alternativement sur deux tambours situés auxdeux extrémités de la machine. Ces tambours sont commandés alternativement pardes engrenages dangle, à laide dun arbre longitudinal, que larbre moteur faittourner tantôt dans un sens, tantôt dans lautre, par des roues dangle folles et unmanchon dembrayage, engrenant tantôt avec lune, tantôt avec lautre, en laissantun moment de repos à chaque bout de course.