Band 
Tome dixième.
Seite
195
JPEG-Download
 

HUILERIE.

195

CHAUFFOIRS REPRÉSENTÉS PAR LES FIG. U A 9, PL. 13.

La fig. 4, du même dessin, pl. 13, représente un chauffoir à feu nu,en coupe verticale, faite suivant laxe général sur la ligne 5-6, et paral-lèlement au châssis du mouvet.

La fig. 5 en est une projection horizontale extérieure, vue en dessus.

La fig. 6, une seconde section verticale faite perpendiculairement à lapremière, suivant la ligne 7-8.

Et la fig. 7, une dernière coupe faite horizontalement suivant laligne 9-10 , passant au-dessus de la grille du fourneau.

Ce chauffoir se compose dun disque ou plateau en fonte horizontal F,dressé sur la surface apparente, et reposant sur un fourneau F', égale-ment en fonte, mais entouré de briques et assis sur un massif en maçon-nerie.

La graine sortant des meules de froissage, ou le tourteau trituré auxmeules de rebat, se dépose directement sur la table F, dans lintérieurdun cercle en fonte F 2 qui lui forme un rebord élevé sur toute la circon-férence, et que lon peut faire glisser au besoin à laide de la poignée pavec laquelle on le manœuvre facilement.

La table est prolongée sur le devant du fourneau pour recevoir unchâssis en fer l, divisé en un certain nombre douvertures rectangulairesdans lesquelles on a rapporté les espèces dentonnoirs en tôle l'. Cest parces entonnoirs, nommés marronniers, que lon fait écouler la graine lors-quelle a atteint le degré de chaleur convenable. On en remplit alors lessacs de laines, quon y suspend au moyen des crochets c'. (Voir le détail,fig. 8, qui est un détail au t /10 e dune partie du châssis porte-marronniersvu en coupe verticale.)

Pour que la graine soit chauffée bien également, il est nécessaire de laremuer constamment, et dune façon régulière. On fait usage, à cet effet,dun agitateur m appelé mouvet, auquel on donne mécaniquement unmouvement de rotation continu.

Il est pour cela, suspendu en quelque sorte à la partie inférieure dunaxe vertical m!, auquel le mouvement est donné, comme on la vu sur lapl. 12, par une paire de roues dangle et un arbre horizontal qui com-mande à la fois les huit chauffoirs.

Cette partie inférieure m 2 de laxe, est indépendante de la partie supé-rieure m' , mais elle sy relie par un mécanisme dembrayage qui permetdarrêter son mouvement en lélevant du même coup au-dessus du cercle F 2lorsquon doit décharger le chauffoir. La jonction des deux parties delaxe se fait au moyen dune douille creuse et fendue m 3 qui fait corps avec lapremière, au-dessus de la traverse longitudinale n sur laquelle elle repose.Le bout de la tige m 2 , auquel le mouvet est suspendu, passe dans cettetraverse, et porte à son extrémité supérieure une clavette n' qui pénètre