HUILERIE.
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CHAUFFOIRS REPRÉSENTÉS PAR LES FIG. U A 9, PL. 13.
La fig. 4, du même dessin, pl. 13, représente un chauffoir à feu nu,en coupe verticale, faite suivant l’axe général sur la ligne 5-6, et paral-lèlement au châssis du mouvet.
La fig. 5 en est une projection horizontale extérieure, vue en dessus.
La fig. 6, une seconde section verticale faite perpendiculairement à lapremière, suivant la ligne 7-8.
Et la fig. 7, une dernière coupe faite horizontalement suivant laligne 9-10 , passant au-dessus de la grille du fourneau.
Ce chauffoir se compose d’un disque ou plateau en fonte horizontal F,dressé sur la surface apparente, et reposant sur un fourneau F', égale-ment en fonte, mais entouré de briques et assis sur un massif en maçon-nerie.
La graine sortant des meules de froissage, ou le tourteau trituré auxmeules de rebat, se dépose directement sur la table F, dans l’intérieurd’un cercle en fonte F 2 qui lui forme un rebord élevé sur toute la circon-férence, et que l’on peut faire glisser au besoin à l’aide de la poignée pavec laquelle on le manœuvre facilement.
La table est prolongée sur le devant du fourneau pour recevoir unchâssis en fer l, divisé en un certain nombre d’ouvertures rectangulairesdans lesquelles on a rapporté les espèces d’entonnoirs en tôle l'. C’est parces entonnoirs, nommés marronniers, que l’on fait écouler la graine lors-qu’elle a atteint le degré de chaleur convenable. On en remplit alors lessacs de laines, qu’on y suspend au moyen des crochets c'. (Voir le détail,fig. 8, qui est un détail au t /10 e d’une partie du châssis porte-marronniersvu en coupe verticale.)
Pour que la graine soit chauffée bien également, il est nécessaire de laremuer constamment, et d’une façon régulière. On fait usage, à cet effet,d’un agitateur m appelé mouvet, auquel on donne mécaniquement unmouvement de rotation continu.
Il est pour cela, suspendu en quelque sorte à la partie inférieure d’unaxe vertical m!, auquel le mouvement est donné, comme on l’a vu sur lapl. 12, par une paire de roues d’angle et un arbre horizontal qui com-mande à la fois les huit chauffoirs.
Cette partie inférieure m 2 de l’axe, est indépendante de la partie supé-rieure m' , mais elle s’y relie par un mécanisme d’embrayage qui permetd’arrêter son mouvement en l’élevant du même coup au-dessus du cercle F 2lorsqu’on doit décharger le chauffoir. La jonction des deux parties del’axe se fait au moyen d’une douille creuse et fendue m 3 qui fait corps avec lapremière, au-dessus de la traverse longitudinale n sur laquelle elle repose.Le bout de la tige m 2 , auquel le mouvet est suspendu, passe dans cettetraverse, et porte à son extrémité supérieure une clavette n' qui pénètre