PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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dans la douille fendue, où elle peut au besoin monter et descendre; maisavec cette particularité que quand elle se trouve encastrée dans la base dela douille, comme on le voit fig. 6, ce qui suppose que le mouvet est enbas, il est entraîné avec la tige par la rotation de l’axe, tandis que lors-qu’elle se trouve au-dessus, comme l’indique la fig. 4, la tige devientlibre, et le mouvet ne tourne pas quoique l’axe continue son mouvementrotatif.
Ainsi, tant que l’appareil fonctionne, c’eât-à-dire tant que la graine n’estpas arrivée au degré de torréfaction voulu, le mouvet doit tourner et repo-ser sur la table F, pour agiter constamment toute la masse ; mais quand onjuge qu’elle se trouve chauffée au degré convenable, on soulève la tige m 2 ,à l’aide du levier à bascule o, de la quantité nécessaire, afin d’élever lemouvet au-dessus de la couche de graine, et on fait tomber celle-ci dansles sacs suspendus aux crochets, en tirant le cercle F 2 à l’aide de sa poi-gnée; celui-ci ramène à la fois toute la masse en avant, et la verse égale-ment dans chacun des entonnoirs ou marronniers l'.
Le levier o est maintenu dans sa position par un ressort o', attaché àl’une des deux petites colonnettes en fer q qui supportent la traverse n au-dessus de l’appareil.
Le fourneau F' ne présente rien dans sa construction qui mérite d’êtrementionné d’une façon particulière. Ce n’est réellement qu’une sortede poêle en fonte garni d’une griller, vers le milieu de sa hauteur,plus d’une entrée x par laquelle on introduit le combustible, et d’unetubulure latérale t qui amène la flamme et la fumée dans le conduit longi-tudinal P, lequel est commun à tous les chauffoirs. Ce conduit, ainsi quel’enveloppe de chaque fourneau, est construit en briques, et communiqueà une cheminée d’appel placée en dehors de l’usine.
Toute cette maçonnerie est consolidée par des armatures en fer u, quigarnissent particulièrement les angles et les côtés latéraux.
Nous avons dit qu’il existait des appareils semblables au précédent,mais chauffés à la vapeur. Quelques établissements possèdent de tels chauf-foirs, particulièrement pour le rebat, dans la conviction qu’ils don-nent une température plus régulière , et par suite un chauffage plus uni-forme.
Cependant, des fabricants expérimentés donnent la préférence auxchauffoirs à feu, prétendant qu’ils peuvent chauffer à un degré plus élevé.Nous croyons que l’on peut, en effet, atteindre en général une plus hautetempérature avec ces chauffoirs qu’avec ceux à vapeur, et qu’en défini-tive on doit dépenser moins de combustible, lorsque les fourneaux sontbien conduits, parce que la plus grande partie du calorique est réelle-ment utilisée au profit du chauffage.
On peut comparer, du reste, ces deux modes à ceux qui étaient il y aquelques années en concurrence, dans certaines manufactures, commeles blanchisseries, les fabriques de toiles peintes qui exigent de grandes