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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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dans la douille fendue, elle peut au besoin monter et descendre; maisavec cette particularité que quand elle se trouve encastrée dans la base dela douille, comme on le voit fig. 6, ce qui suppose que le mouvet est enbas, il est entraîné avec la tige par la rotation de laxe, tandis que lors-quelle se trouve au-dessus, comme lindique la fig. 4, la tige devientlibre, et le mouvet ne tourne pas quoique laxe continue son mouvementrotatif.

Ainsi, tant que lappareil fonctionne, ceât-à-dire tant que la graine nestpas arrivée au degré de torréfaction voulu, le mouvet doit tourner et repo-ser sur la table F, pour agiter constamment toute la masse ; mais quand onjuge quelle se trouve chauffée au degré convenable, on soulève la tige m 2 ,à laide du levier à bascule o, de la quantité nécessaire, afin délever lemouvet au-dessus de la couche de graine, et on fait tomber celle-ci dansles sacs suspendus aux crochets, en tirant le cercle F 2 à laide de sa poi-gnée; celui-ci ramène à la fois toute la masse en avant, et la verse égale-ment dans chacun des entonnoirs ou marronniers l'.

Le levier o est maintenu dans sa position par un ressort o', attaché àlune des deux petites colonnettes en fer q qui supportent la traverse n au-dessus de lappareil.

Le fourneau F' ne présente rien dans sa construction qui mérite dêtrementionné dune façon particulière. Ce nest réellement quune sortede poêle en fonte garni dune griller, vers le milieu de sa hauteur,plus dune entrée x par laquelle on introduit le combustible, et dunetubulure latérale t qui amène la flamme et la fumée dans le conduit longi-tudinal P, lequel est commun à tous les chauffoirs. Ce conduit, ainsi quelenveloppe de chaque fourneau, est construit en briques, et communiqueà une cheminée dappel placée en dehors de lusine.

Toute cette maçonnerie est consolidée par des armatures en fer u, quigarnissent particulièrement les angles et les côtés latéraux.

Nous avons dit quil existait des appareils semblables au précédent,mais chauffés à la vapeur. Quelques établissements possèdent de tels chauf-foirs, particulièrement pour le rebat, dans la conviction quils don-nent une température plus régulière , et par suite un chauffage plus uni-forme.

Cependant, des fabricants expérimentés donnent la préférence auxchauffoirs à feu, prétendant quils peuvent chauffer à un degré plus élevé.Nous croyons que lon peut, en effet, atteindre en général une plus hautetempérature avec ces chauffoirs quavec ceux à vapeur, et quen défini-tive on doit dépenser moins de combustible, lorsque les fourneaux sontbien conduits, parce que la plus grande partie du calorique est réelle-ment utilisée au profit du chauffage.

On peut comparer, du reste, ces deux modes à ceux qui étaient il y aquelques années en concurrence, dans certaines manufactures, commeles blanchisseries, les fabriques de toiles peintes qui exigent de grandes