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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
presse hydraulique proprement parlant; ils sont disposés bout à bout, etleurs pistons sont garnis d’une tête en fonte C, nommée aussi warde,ayant la forme d’un trapèze allongé qui glisse entre deux flasques enfonte D, entre lesquelles a lieu la pressée.
Les flasques ou lés D s’appuient sur les deux plateaux en fonte E quiforment les sommiers résistants; tout cet ensemble est relié au moyen dequatre forts boulons ou tirants F supportant toute la. pression.
L’idée qui a présidé à la disposition de ces boulons, qui sont nécessai-rement une des parties importantes de toute presse hydraulique, mérited’être citée en ce qu’on a supprimé tous taraudages ou clavetages, façonsqui doivent nécessairement diminuer leur section de résistance effective.
Pour arriver à faire des deux presses un seul ensemble parfaitementsolide, et pouvant néanmoins se démonter facilement au besoin, le con-structeur s’est arrangé pour que les quatre boulons F soient d’une mêmepièce chacun pour les deux presses. Les deux cylindres A portent à ceteffet une bride a , fondue de la même pièce qu’eux, ronde et du même dia-mètre que les sommiers E; ils ont, ainsi que ces derniers, quatre échan-crures à leur circonférence dans lesquelles les boulons F viennent seloger. Ces entailles n’étant que du diamètre juste des boulons, les embasesde ceux-ci les maintiennent en place en s’appuyant contre la surface desplataux E et a; on remplit alors la portion des entailles restée vide pardes coins en fonte dont la forme extérieure est celle des plateaux, puison entoure ces derniers d’un cercle en fer b , disposé comme les bandagesde roues, et entré pour ainsi dire à coup de masse.
Le principe de la suppression des écrous ou embases mobiles réside, enrésumé, dans l’idée de mettre les boulons à leur place en les entrant parla circonférence des plateaux E et des brides a.
La solidarité définitive s’obtient au moyen des vis d’écartement c, qui,en s’appuyant contre la surface antérieure des brides des cylindres A,font l’effet de coins, et forcent les flasques D de faire joint sur les som-miers E. Ces flasques, ainsi que les cylindres, sont encore maintenuesdans la position horizontale rectiligne par leurs rebords d et e qui sontentaillés, et s’ajustent sur les boulons.
Une fois assemblé, le tout ne forme plus qu’un même corps quirepose par les boulons sur deux supports en fonte G, librement posés surle sol.
La connexion des pistons B a pour objet de les faire se ramener l’unpar l’autre au point de départ lorsque la pression est terminée. Les deuxwardes C, qui en forment les têtes, sont reliées à cet effet par quatretringles ou bielles en fer / et /, qui s’y rattachent par des boulons for-mant articulation pour laisser les wardes libres de céder aux inégalités desmatières soumises à la pression ; on leur a ménagé un passage dans lesbrides des cylindres en les perçant d’une ouverture entre les deuxboulons F.