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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

presse hydraulique proprement parlant; ils sont disposés bout à bout, etleurs pistons sont garnis dune tête en fonte C, nommée aussi warde,ayant la forme dun trapèze allongé qui glisse entre deux flasques enfonte D, entre lesquelles a lieu la pressée.

Les flasques ou lés D sappuient sur les deux plateaux en fonte E quiforment les sommiers résistants; tout cet ensemble est relié au moyen dequatre forts boulons ou tirants F supportant toute la. pression.

Lidée qui a présidé à la disposition de ces boulons, qui sont nécessai-rement une des parties importantes de toute presse hydraulique, méritedêtre citée en ce quon a supprimé tous taraudages ou clavetages, façonsqui doivent nécessairement diminuer leur section de résistance effective.

Pour arriver à faire des deux presses un seul ensemble parfaitementsolide, et pouvant néanmoins se démonter facilement au besoin, le con-structeur sest arrangé pour que les quatre boulons F soient dune mêmepièce chacun pour les deux presses. Les deux cylindres A portent à ceteffet une bride a , fondue de la même pièce queux, ronde et du même dia-mètre que les sommiers E; ils ont, ainsi que ces derniers, quatre échan-crures à leur circonférence dans lesquelles les boulons F viennent seloger. Ces entailles nétant que du diamètre juste des boulons, les embasesde ceux-ci les maintiennent en place en sappuyant contre la surface desplataux E et a; on remplit alors la portion des entailles restée vide pardes coins en fonte dont la forme extérieure est celle des plateaux, puison entoure ces derniers dun cercle en fer b , disposé comme les bandagesde roues, et entré pour ainsi dire à coup de masse.

Le principe de la suppression des écrous ou embases mobiles réside, enrésumé, dans lidée de mettre les boulons à leur place en les entrant parla circonférence des plateaux E et des brides a.

La solidarité définitive sobtient au moyen des vis décartement c, qui,en sappuyant contre la surface antérieure des brides des cylindres A,font leffet de coins, et forcent les flasques D de faire joint sur les som-miers E. Ces flasques, ainsi que les cylindres, sont encore maintenuesdans la position horizontale rectiligne par leurs rebords d et e qui sontentaillés, et sajustent sur les boulons.

Une fois assemblé, le tout ne forme plus quun même corps quirepose par les boulons sur deux supports en fonte G, librement posés surle sol.

La connexion des pistons B a pour objet de les faire se ramener lunpar lautre au point de départ lorsque la pression est terminée. Les deuxwardes C, qui en forment les têtes, sont reliées à cet effet par quatretringles ou bielles en fer / et /, qui sy rattachent par des boulons for-mant articulation pour laisser les wardes libres de céder aux inégalités desmatières soumises à la pression ; on leur a ménagé un passage dans lesbrides des cylindres en les perçant dune ouverture entre les deuxboulons F.