HUILERIE.
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Quant à la seconde, il faut s’informer si les appareils sont disposés defaçon à rendre tout ce qu’il est possible d’obtenir de la matière première.
Pour pouvoir établir le rapport en argent d’une fabrication commecelle que nous venons de décrire, voyons quelles sont les quantités dematières premières travaillées dans un temps déterminé et le produit quien résulte.
Nous avons vu que l’usine comprend en appareils principaux :
1» Un comprimeur ;
2° Deux jeux de meules ;
3° Huit chauffoirs ;
1» Deux presses doubles pour le froissage ;
5° Quatre presses doubles pour le rebat.
Les opérations sont donc divisées par le froissage et le rebat en deuxparties égales comme manipulations, excepté l’écrasage par le compri-meur qui n’a lieu qu’une fois pour la totalité de la marchandise. Lesmeules et les chauffoirs sont par conséquent en nombres égaux pour cha-cune des opérations qui sont parfaitement identiques à leur égard.
Mais comme le froissage donne beaucoup plus d’huile que le rebat, etqu’on peut traiter à la fois un poids plus considérable de matière, lenombre de presses est aussi moitié moindre.
C’est en résumé sur le nombre de presses de rebat qu’on base le totalde la fabrication : ce sont elles, en effet, qui transforment la graine entourteaux, après avoir exprimé la plus grande quantité d’huile possible.
Poids de graine soumis a une presse de rebat. — Les huit sacs quel’on suspend à la fois à l’un des chauffoirs pour y être remplis de tourteauretravaillé et réduit en pâte, représentent la charge d’une presse simple :l’un d’eux peut contenir l k 30 à I k 50 de matière triturée, ce qui fait enmoyenne pour une pressée simple :
l k 40 X 8 = U k 20,
et produit par conséquent 8 tourteaux.
Le temps nécessaire pour préparer les sacs, les mettre en presse etatteindre la pression est en moyenne de 5 minutes. On peut compter, eneffet, sur 12 pressées par heure.
Comme il y a 8 presses simples, le poids total de marchandise soumiseà la pression et par heure :
11,20 x 12 X 8 = 1075 k 2.
Il est très-essentiel de rappeler que le poids de graines dont nous sup-posons que les presses de rebat soient chargées existerait réellement sielles opéraient seules l’extraction de l'huile. Mais ce poids doit être dimi-nué de celui de l’huile déjà extraite par l’opération du froissage.
Nous ne le conservons pas moins puisque le travail total de la fabrique