HUILERIE. 207
Lequel poids, retranché de celui de la graine employée, donne commedéchet :
3250 — 3179 = 71 kilogrammes.
En opérant à l’égard de ces diverses quantités ainsi qu’il a été ditci-dessus, par rapport à 100 kilogrammes de graine, on trouve enrésumé :
Huile. 35 k 846 p. 0/0
Tourteaux. 61 k 970 —
Le rendement en huile n’a donc pas atteint 36 p. 0/0.
Discussion du chiffre de la pression. — Nous venons de voirqu’on a opéré avec des pressions infiniment moindres que celles que l’onadopte ordinairement. Il était par conséquent d’une très-grande impor-tance de connaître quel serait le résultat obtenu si on traitait des mar-chandises de la même récolte à l’aide des presses qui exercent un bienplus grand effort.
Ayant ên effet opéré à la même époque avec des presses verticales àfroid, mais dont l’effort s’élève à 200,000 kilogrammes, les dimensions destourteaux, ainsi que leur nombre et leur poids restant les mêmes, on aobtenu les résultats suivants :
Huile. 36 k 98p. 0/0
Tourteaux. 60 k 86 —
C’est-à-dire très-près de 37 p. 0/0 d’huile.
La différence entre ce résultat et celui qui a été obtenu avec despresses, dont L’effort ne dépasse pas 14000 kilogrammes, n’étant que d’unpeu plus de 1 p. 0/0, peut être considérée comme très-faible à côté del’énorme différence de la pression.
Il est utile de remarquer encore que les presses de 200,000 kilogrammesétaient munies de l’appareil dont nous avons parlé, ayant pour objet demaintenir la pression maximum parfaitement fixe à la fin de l’opération,afin d’empêcher l’absorption de l’huile par la capillarité.
Ces considérations semblent donc prouver que le chauffage serait lacause qui permettrait d’éviter les grandes pressions ; mais si l’on remarqueque le chauffage seul des côtés de la presse ne peut guère influer que surla tranche des tourteaux, et d’autre part que, même en sortant despresses à froid, les tourteaux conservent une grande partie de la chaleur